Le climat social dans la Mission locale Technowest à Mérignac suscite de vives inquiétudes. Le 27 février, une trentaine de militants CGT se sont rassemblés place Charles-de-Gaulle pour dénoncer ce qu'ils appellent une "répression antisyndicale" au sein de cette association d'insertion. Selon la CGT, qui représente les intérêts des salariés, cette structure est plongée dans un conflit qui perdure depuis plus d'un an, marqué par des licenciements et des tentatives d'intimidation.
Les tensions se sont intensifiées dans un cadre de travail déjà difficile. L'association, qui emploie environ soixante personnes en Gironde, fait face à des accusations sérieuses. Parmi les incidents les plus préoccupants, on trouve le licenciement d'un employé, la tentative de renvoi d'une élue protégée, ainsi que plusieurs plaintes pour diffamation déposées par la direction contre des représentants du personnel. Ces événements indiquent une atmosphère de travail où règnent la peur et la méfiance, comme l'a souligné Stéphane Obé, secrétaire de la CGT Gironde, lors de la manifestation.
Pour la CGT, ce "management opaque et autoritaire" génère une "souffrance au travail" avérée, conduisant à des arrêts maladie fréquents. Malgré un changement récent dans la direction, le syndicat affirme que rien n'a réellement changé. Ils appellent à une mobilisation accrue, exigeant l'arrêt des procédures judiciaires en cours, la réintégration du salarié licencié et l'intervention d'un médiateur externe pour apaiser les tensions.
Cette situation a également attiré l'attention des élus locaux, qui sont interpellés par la CGT pour prendre les mesures nécessaires afin de restaurer un climat de confiance dans cette mission. La nécessité d’un dialogue ouvert entre la direction et les représentants des salariés est plus pressante que jamais, pour résoudre ces conflits et permettre à tous de travailler dans des conditions sereines et constructives.







