La relance de la ligne Morlaix-Roscoff : un espoir de mobilité durable

Découvrez les enjeux de la réhabilitation de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff.
La relance de la ligne Morlaix-Roscoff : un espoir de mobilité durable
Ici, un TER Breizh Go sur la ligne Brest-Morlaix (photo d’illustration). | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

L’Association de promotion de la ligne ferroviaire Morlaix/Saint-Pol-de-Léon/Roscoff (APMR) ne renonce pas depuis 2015 et continue de porter sa voix pour revitaliser l’utilisation du train. Son récent rassemblement à Roscoff, le 13 février 2026, a servi de point de départ pour discuter du futur de cette ligne cruciale pour la région.

 

Lors de cette assemblée, la présidente Sylvie Fillion a exprimé sa fierté concernant les réalisations accomplies : Nous avons su mobiliser les institutions et la population autour de la nécessité de préserver cette ligne ferroviaire essentielle pour l’avenir de notre territoire. Elle souligne que la tâche représente un défi ambitieux, mais loin d'être impossible.

 

Des exemples de réussites

Pour justifier sa position, Sylvie Fillion cite plusieurs exemples de lignes ferroviaires régionales ayant été réhabilitées avec succès. Ces réussites ne seraient pas possibles sans la volonté collective des élus locaux, de la Région, du Département et de SNCF Réseau, déclare-t-elle, en mettant l’accent sur l'importance du financement concerté.

 

Face aux critiques qui remettent en question le coût de ce projet, elle répond : Ce n'est pas une simple dépense, mais un investissement qui pèsera sur les quarante à cinquante prochaines années. Sans action, notre contrée perdra son attractivité face à d'autres territoires.

 

Les estimations de l’APMR tablent sur un coût net de 53,2 millions d'euros, indiquant que le montant initialement annoncé de 76 millions comprend des imprévus qui ne sont souvent pas utilisés, comme le suggèrent d'autres projets de réhabilitation.

 

Un potentiel de 200 000 à 250 000 voyageurs

Une étude réalisée en 2018 fait état d'un potentiel de fréquentation de 200 000 à 250 000 passagers par an, soutenant que la saison touristique joue un rôle significatif dans ces prévisions.

 

La présidente affirme également : Le car ne remplace pas le train. Tout transfert vers des moyens de transport routiers est perçu par les usagers comme une dégradation de la qualité du service public. Le faible taux de report modal ne fait qu’accroître l’usage de la voiture individuelle.

 

Enfin, l'APMR rejette l’idée de laisser le projet de côté avec fatalisme. Ignorer la réhabilitation de cette ligne ferroviaire est incompréhensible. Une voie verte ne répondra pas aux besoins de transport que cette ligne pourrait satisfaire.

 

Pour contacter l’APMR, visitez leur site ici.

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