Depuis le début de la guerre, l'Iran est plongé dans un blackout numérique sans précédent. En date du 18 avril, cela fait 50 jours que les autorités iraniennes imposent cette coupure, un fait inédit rapporté par l'ONG de cybersécurité NetBlocks.
"L'Iran est désormais isolé du reste du monde numérique depuis maintenant sept semaines, pour un total de 1.176 heures"
Cette situation terrible, selon NetBlocks, inflige des souffrances considérables aux Iraniens, entravant non seulement leurs moyens de subsistance, mais aussi leurs droits fondamentaux.
Des solutions de contournement risquées
Malgré cette coupure, certains Iraniens parviennent à naviguer sur des réseaux privés virtuels (VPN) pour accéder à des contenus et plateformes interdites. D'autres, dans des cas plus rares, utilisent des connexions via Starlink, un fournisseur d'accès internet par satellite, au péril de leur sécurité, car cela pourrait entraîner des arrestations. Une note de Le Monde rappelle qu'au cours de manifestations au début de l'année, l'Iran avait déjà subi une coupure de 18 jours, montrant ainsi une tendance inquiétante de répression numérique.
Bien que l'intranet national d'Iran soit encore fonctionnel, permettant certaines applications locales, l'accès à l'internet mondial est drastiquement limité. Cette situation d'isolement accrue a été accentuée depuis le début des frappes israélo-américaines, le 28 février, qui ont plongé le pays dans des tensions encore plus vives.
Selon les experts, cette coupure pourrait avoir des répercussions à long terme sur la société iranienne, affectant non seulement l’économie mais aussi l’accès à l’information et la libre expression. Comme l'a souligné un analyste d'Amnesty International, "cela montre combien le gouvernement est prêt à aller pour contrôler l'information et étouffer toute forme de dissidence".







