Mercredi, le Bloc montpelliérain, un groupe d’ultra-droite actif à Montpellier, a été dissous par le gouvernement français. Cette annonce a été faite par Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, qui a précisé que cette dissolution faisait suite à des appels à la violence, à la haine et à la discrimination. En outre, elle a annoncé que trois autres dissolutions de groupuscules violents, tant d’ultragauche que d’ultra-droite, étaient en préparation.
Parmi ces groupes visés se trouve le collectif « Patria albiges », basé à Albi, qui est également sous surveillance. Selon le gouvernement, depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017, pas moins de 25 groupes identifiés dans la mouvance ultra ont été dissous, dont 20 à l’ultra-droite et 5 à l’ultragauche.
L'annonce survient dans un contexte tendu, marqué par la mort tragique du militant d'extrême droite Quentin Deranque. Ce décès a conduit Emmanuel Macron à convoquer les ministres de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que des représentants des services de renseignement, afin de discuter des groupes d’action violente ayant des liens avec les partis politiques. Cette réunion a abouti à la décision de dissoudre plusieurs émanations locales de la Jeune Garde, un mouvement d’ultragauche reconnu et dissous antérieurement.
5.000 personnes sous surveillance
Le ministère de l'Intérieur a révélé que plus de 5.000 individus issus de diverses mouvances ultra étaient actuellement suivis. Un participant à la réunion a affirmé que « la constellation des ultra-droite est plus importante que celle des ultragauche », soulevant des inquiétudes croissantes quant à la radicalisation de certains groupes en France.
Ces décisions font partie d'une stratégie plus vaste visant à lutter contre la montée de l'extrémisme en France. Comme le souligne Le Monde, le gouvernement engage des mesures fermes pour assurer la sécurité et maintenir l'ordre public face à des groupes qui compromettent les valeurs démocratiques.







