Une étude récente de la Confédération des Commerçants Indépendants de France révèle des chiffres inquiétants concernant la vente illégale de tabac. Dans des villes comme Avignon, 54% des épiceries de nuit s’adonnent à cette pratique. Ce phénomène noir se traduit par une chute significative des revenus des buralistes. « L'an dernier, nous avons enregistré une diminution de 22% de notre chiffre d'affaires en moyenne », déclare Gilles Garnier, président du Syndicat des buralistes de Vaucluse.
Pour faire face à cette situation, Garnier plaide pour un renforcement des pouvoirs des maires. « Il est crucial de doter les municipalités des moyens législatifs nécessaires pour effectuer des contrôles rigoureux et infliger des sanctions aux commerces impliqués dans la vente illégale », insiste-t-il. En effet, ces mesures sont essentielles pour préserver la vitalité de nos centres-villes.
La hausse des prix du tabac ne fait qu'aggraver la situation pour les buralistes. « Nous n’avons d’autre choix que de nous diversifier », confie Garnier. «Aujourd'hui, de nombreux buralistes proposent des services tels que la collecte de colis, les échanges de devises et même la gestion de comptes financiers», précise-t-il. Cette adaptation est indispensable pour la survie de leur activité face à la pression du marché noir.
Les acteurs du secteur appellent donc à une prise de conscience collective et à des actions concertées. Les commentaires de Gilles Garnier soulignent l'urgence d'une implication accrue des autorités locales pour contrer cette problématique croissante.







