À trois jours du vote, les deux principaux candidats aux municipales marseillaises, le maire sortant Benoît Payan (divers gauche) et Franck Allisio (Rassemblement national), ont confronté leurs idées lors d'un débat diffusé sur France 2 et France Inter. Ce face-à-face a permis de mettre en lumière les enjeux cruciaux de cette élection.
Benoît Payan a insisté sur l'importance de la fraternité à Marseille : « Cette ville doit rester unie, c'est le combat de ma vie », a-t-il déclaré, dénonçant les propositions de son adversaire, qu'il accuse de vouloir diviser la population, notamment avec son projet de « pass anti-racailles ». Pour him, la sécurité publique est essentielle : « J'ai fait augmenter le nombre de policiers nationaux de 100 par an », a-t-il poursuivi.
De son côté, Franck Allisio a positionné sa candidature comme celle du « maire de l'ordre et de la sécurité », arguant que Marseille possède un taux d'homicide deux fois supérieur à la moyenne nationale. Des chiffres alarmants qui visent à revendiquer une gestion ferme de la sécurité dans la deuxième ville de France.
Des accusations et un appel à l’action
Le débat a été marqué par des échanges vifs, notamment lorsque Allisio a insinué que Payan avait conclu un « accord secret » avec des figures de gauche. Benoît Payan a fermement contesté cette allégation, qualifiant ces propos de « fake news ». Les deux candidats ont par ailleurs lancé un appel aux abstentionnistes, soulignant l'importance de participer au scrutin dans une ville où près de la moitié des électeurs ne se sont pas déplacés aux précédentes élections.
Martine Vassal : une voix dissidente
Martine Vassal, candidate des Républicains, n'a pas participé au débat en raison de ses réserves sur son organisation, tout en défendant sa présence au second tour. Elle a affirmé que sa candidature représentait les 35 000 électeurs l'ayant soutenue, appelant à garder un œil attentif sur les programmes des candidats, avertissant que « rien ne se passera pour Marseille » avec les adversaires de Payan.
À l’approche de ce premier tour, la tension monte entre les différents camps, chacun cherchant à mobiliser les électeurs autour de leurs projets pour l'avenir de la cité phocéenne.







