À chaque déménagement, il est crucial d'informer l'administration fiscale de votre nouvelle adresse. En négligeant cette étape, vous risquez de vous voir facturer une taxe d'habitation sous prétexte que vous possédez une résidence secondaire.
Selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP), près de 2,7 millions de propriétaires ont reporté un changement de situation cette année via l'outil "Gérer mes biens immobiliers" (GMBI). C'est peu comparé aux 10 % des Français qui déménagent chaque année, comme l’indique l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Depuis le 1er janvier 2023, cette déclaration est devenue obligatoire et pourrait vous épargner des complications avec le fisc.
Bien déclarer votre changement d'adresse pour éviter des erreurs
Ne pas signaler un changement d'adresse peut entraîner une confusion : votre ancienne résidence principale pourrait être jugée comme une résidence secondaire. Damien Robinet, du syndicat Solidaires finances publiques, précise que cette méprise pourrait conduire à recevoir un avis de taxe sur les résidences secondaires inapproprié.
Si la taxe d'habitation sur les résidences principales a été supprimée lors du premier mandat d'Emmanuel Macron, elle demeure applicable pour les résidences secondaires. Ainsi, si vous avez déclaré un déménagement lors de votre déclaration de revenus, mais avez oublié d'indiquer que vous n'êtes plus propriétaire de l'ancienne maison dans l'outil GMBI, vous risquez de devoir payer cette taxe. Dans certaines villes, la somme à acquitter peut être particulièrement élevée.
Les conséquences d'un oubli : amendes à la clé
Il est donc essentiel de répertorier tout changement d'adresse via votre espace particulier et de vous assurer que vous n'êtes pas considéré comme propriétaire de plusieurs biens par l'administration fiscale.
Rappelons également que la déclaration doit être effectuée avant le 1er juillet sous peine d’une amende de 150 euros par propriété. Toutefois, ceux ayant déclaré leurs biens l'année précédente sont exemptés si leur situation n'a pas évolué depuis. Ne laissez pas un oubli vous coûter cher et vérifiez vos déclarations dès maintenant.







