Le faux-cyprès, anciennement classé dans le genre des cyprès, a été séparé au XIXème siècle, révélant ainsi la proximité entre ces deux conifères. Bien que leurs différences soient spécifiques, comme la forme des feuilles et des cônes, le faux-cyprès se distingue surtout par ses ramules aplaties et ses cônes, qui mesurent moins d’un centimètre.
Particulièrement résistant, le faux-cyprès de Lawson (Chamaecyparis lawsoniana) est originaire de l’Ouest des États-Unis, où il peut atteindre jusqu'à 60 mètres. En revanche, en dehors de son habitat naturel, il reste généralement sous la barre des 20 mètres. Sa silhouette conique se caractérise par des rameaux légèrement recourbés et une base toujours fournie.
Ses feuilles persistantes, d’un vert éclatant parfois teinté de bleu, affichent de courtes pointes et sont ornées de petites croix blanches à leur revers. Au début du printemps, le faux-cyprès produit des chatons mâles d’un rouge intense et des familles femelles d’un vert violacé. À l’automne, ses cônes globuleux changent de couleur, passant du vert au marron.
- Famille : Cupressacées
- Type : conifère persistant
- Origine : Amérique du Nord
- Couleurs des feuilles : vert vif
- Types de multiplication : semis et boutures
- Meilleure période de plantation : printemps ou automne
- Période de floraison : printemps
- Hauteur maximum : jusqu'à 20 m (60 m en milieu naturel)
Conditions idéales pour la culture du faux-cyprès
Le faux-cyprès prospère en plein soleil et est peu exigeant concernant la nature du sol, bien qu'il préfère un sol riche, profond, frais et bien drainé. Les climats maritimes sont particulièrement avantageux pour sa croissance.
Semis et plantation du faux-cyprès
Pour faire du faux-cyprès un habitué de votre jardin, il est conseillé d'effectuer des semis en pépinière au printemps ou de prendre des boutures semi-ligneuses à la fin de l'été. Néanmoins, l’acquisition d’un arbre en conteneur, à planter entre octobre et mars, constitue une alternative plus pratique et sûre.
Soin et entretien
Il est primordial d’assurer un bon arrosage durant la première année de vie de l’arbre. La taille des haies de faux-cyprès se réalise idéalement en mai et en octobre, sans couper dans le vieux bois pour favoriser la repousse.
Attention aux maladies et nuisibles : le bupreste du cyprès est un véritable fléau qu’il vaut mieux prévenir, en évitant de créer des haies monospécifiques. Le faux-cyprès peut parfois faire face à des problèmes de pourridié, de chancre cortical et de dépérissement lié à Phytophthora.
C’est un arbre qui trouve sa place aussi bien isolé que dans des haies, grâce à sa plasticité qui lui permet de bien répondre aux tailles. Bien qu’il serve d’écran de verdure, il est désormais moins prisé au profit d'autres arbustes plus esthétiques.
Variétés de Chamaecyparis à envisager
Le genre Chamaecyparis renferme sept espèces diversifiées, réparties entre l’Amérique du Nord, le Japon et Taïwan. Les variétés à retenir comprennent :
- Cyprès de Lawson (Chamaecyparis lawsoniana) : plus de 200 cultivars, dont des formes naines comme 'Green pillar' et 'Stardust'.
- Cyprès de Nootka (Chamaecyparis nootkaensis) : semblable à un port conique avec des rameaux pleureurs.
- Cyprès blanc de l’Atlantique (Chamaecyparis thyoides) : apprécié pour son origine côtière.
- Chamaecyparis obtusa, ou Hinoki, avec plusieurs formes naines.
- Chamaecyparis pisifera, communément appelé Sawara, est le deuxième faux-cyprès le plus couramment rencontré en France.
- Chamaecyparis taiwanensis et Chamaecyparis formosensis, tous deux originaires de Taïwan.
(crédit photos : Wendy Cutler - CC BY 2.0)







