Lors d'une réunion tenue mercredi sous les Halles Claude Nougaro, le Conseil municipal de Bram a voté son premier budget pour l'année 2026. Ce budget se présente dans un contexte difficile, marqué par une baisse significative des dotations de l'État, évaluée à plus de 2,2 % — soit environ 120 000 euros, un chiffre largement supérieur à la moyenne nationale.
Le budget, qui s'équilibre à 6 817 483 euros (dont 4 075 370 euros pour le fonctionnement et 2 742 113 euros pour l'investissement), reflète un effort collectif entre élus et services municipaux pour faire face à des obligations financières de plus en plus pressantes. Claudie Faucon-Méjean a souligné que ce budget vise avant tout à « assurer le quotidien des Bramais tout en restant ambitieux pour l’avenir ».
La majorité municipale a affirmé son intention de maintenir la qualité des services publics et le soutien aux habitants et aux associations, malgré des contraintes budgétaires croissantes. « Cette gestion rigoureuse nous permettra de dégager des marges de manœuvre pour continuer à investir, même si les ressources diminuent », a déclaré un responsable de la ville. Le taux de la taxe foncière subira un ajustement modéré, mais reste en dessous de la moyenne départementale.
Les projets d'avenir ne manquent pas. Parmi les initiatives financées en 2026 figurent le réaménagement de la place du Foirail, la création d'un mini city-stade et d'un espace dédié aux écoles de football et de rugby, ainsi que la rénovation de la chapelle. La commune prévoit également un programme de rénovation énergétique des bâtiments publics, la modernisation du système de vidéoprotection et le déploiement d'éclairages intelligents.
Les études sur des projets majeurs telles que le pôle autour de la gare, ainsi que la revitalisation des places Carnot et République, seront également lancées. Un projet de pôle de santé, jugé prioritaire pour le mandat, est également en cours.
Enfin, une enveloppe de 130 000 euros a été votée pour soutenir les associations de la ville. Selon Xavier Beaujard, adjoint au maire en charge des finances, « la situation financière de la ville est saine, avec une dette d'environ 559 euros par habitant, inférieure à la moyenne des communes comparables ». Son approche prudente de l'endettement, en limitant les emprunts, garantit un niveau d'investissement soutenu.
Après un débat serein, le budget a été adopté par 19 voix contre 4, l'opposition votant contre. Le vote sur la répartition des élus dans les commissions de travail a également été unanime, témoignant d'une volonté de collaboration au sein de la municipalité.







