Quelle est la rémunération brute annuelle requise pour acquérir un appartement de 40 mètres carrés sans apport en Île-de-France ? Une étude menée par Capital a fourni des résultats édifiants sur ce sujet.
Est-il réellement envisageable d'acheter un bien immobilier en Île-de-France ? C'est incertain. Entre 2017 et 2023, le revenu brut annuel nécessaire pour qu'un primo-accédant puisse acheter un logement de 40 mètres carrés à Paris a enregistré une augmentation de 45,66 % selon les chiffres révélés par Capital. En 2017, il fallait s'élever à 78 225 euros, alors qu’en 2023, ce montant atteint 113 945 euros. Cette hausse a des répercussions considérables, touchant aussi bien la capitale que sa périphérie.
Le calcul a été effectué par Virgil, une entreprise spécialisée dans l'acquisition immobilière destinée aux jeunes acheteurs. L'analyse a pris en compte un prêt sur 25 ans, sans apport, et un taux d'endettement fixé à 33 %, conformément aux normes établies par le ministère de l’Économie.
Quel salaire est nécessaire pour acheter un appartement à Saint-Denis ?
Les résultats de cette étude révèlent des disparités marquées selon les communes. Dans les zones les plus onéreuses de l’Île-de-France, un revenu dépassant 120 000 euros par an est exigé pour acquérir un appartement de 40 mètres carrés, avec un crédit sur 25 ans et sans apport. À l'inverse, à Saint-Denis, un salaire brut annuel d'environ 46 000 euros permettrait d'acheter un bien de 44 mètres carrés, selon ces recherches.
Comparativement, l'étude dresse un tableau des différences entre les revenus nécessaires dans diverses villes comme Marseille, Lille ou Bordeaux. Certaines collectivités franciliennes exigent jusqu'à trois fois plus de ressources qu'à Lille pour un logement équivalent, dans des conditions similaires. Cependant, l'accès au crédit reste une problématique majeure. Face à l'inflation et à la montée des taux d'intérêt, beaucoup de Français sont confrontés à des difficultés pour obtenir un prêt. D’après l'Observatoire Crédit Logement CSA, le nombre de prêts a baissé de 50 % au 2e trimestre 2023 par rapport à l'année précédente.
Les conséquences des difficultés d'achat immobilier
La situation actuelle est même plus alarmante que ne l'avaient prévu les acteurs du marché immobilier. Les implications sont significatives. "Il y aura une diminution de la construction de logements neufs, une raréfaction des options de location, et, in fine, les ménages les plus modestes seront les plus touchés," a déclaré Véronique Bédague, PDG du groupe immobilier Nexity, au Monde. Vous pouvez consulter l’intégralité de l’enquête sur le site de capital.fr.







