l'essentiel
En juin 2025, la justice a déclaré Mohamed L., responsable de la mort tragique d'Alban Gervaise, pénalement irresponsable. Cette décision a été confirmée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, entraînant son internement en psychiatrie. Selon le Figaro, son hospitalisation forcée pourrait bientôt prendre fin, le plaçant sous un régime de soins allégés, où il pourra rentrer chez lui en soirée et durant les week-ends.
En mai 2022, alors qu'il récupérait ses enfants d'une école à Marseille, Alban Gervaise a été mortellement agressé par Mohamed L. Ce dernier a perpétré son acte violent sous les yeux de la fillette de 20 mois d'Alban, qui se trouvait à l'arrière de la voiture. Le médecin militaire, âgé de 40 ans, a succombé à ses blessures après un long séjour en réanimation.
Un programme de soins allégés
A partir de maintenant, le programme de soins allégés imposé à Mohamed L. prévoit des interventions médicales le jour, du lundi au vendredi, avec des retours au domicile de ses parents chaque soir et le week-end à Marignane dans les Bouches-du-Rhône. Des soins obligatoires accompagnent ce programme, sous un contrôle strict. En cas de non-respect des règles, le préfet a la possibilité d'ordonner une réhospitalisation.
Des mesures judiciaires, telles que l'interdiction d'approcher la famille de la victime ou de posséder une arme, restent également en vigueur. La violation de ces règles entraînera des conséquences, pouvant aller jusqu'à deux ans de prison.
"Comment peut-on s’assurer qu’il ne va pas récidiver ?"
La préfecture des Bouches-du-Rhône a précisé que ce choix résultait d'un processus encadré par la loi, suivi par des recommandations médicales. Une expertise psychiatrique a validé la mise en place du programme de soins. Cependant, cette décision suscite des interrogations, notamment par sa famille. L'épouse d'Alban, Christelle, exprime son indignation face à un tel choix. "C'est incompréhensible !" s'indigne-t-elle, partageant ses inquiétudes quant aux mesures de suivi et les risques de récidive. "Comment saura-t-on s'il ne se présente pas à ses soins ? On a vraiment l'impression que la vie d'Alban vaut quatre ans," conclut-elle avec émotion.







