L'Agence nationale de l'alimentation lance une étude approfondie sur les comportements alimentaires en France. Près de 500 communes se mobilisent pour mieux comprendre les choix nutritionnels des Français.
Comme l'indique l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) : « Le lien entre l'alimentation et la prévention de maladies telles que le cancer, l'obésité et les maladies cardiovasculaires est bien documenté. Pour prévenir ces risques, il est essentiel de connaître les habitudes alimentaires et l'état nutritionnel de notre population. »
La méthodologie de l'étude INCA
Cette recherche, qui se déroule tous les sept ans, sous l'égide des ministères de la Santé et de l'Agriculture, est intitulée Étude Individuelle Nationale des Consommations Alimentaires (INCA). En début 2024, un échantillon de 472 communes participera à cette troisième édition de l'INCA, avec une prévision de 4000 participants à partir du 6 février prochain.
Comment se déroule la collecte de données ?
Dans un premier temps, un membre désigné de chaque foyer sera contacté par un représentant de l'Anses, qui sélectionnera au hasard celui qui participera à l'étude. Pour la première fois, les enfants de moins de trois ans seront également inclus dans cette enquête.
Ensuite, le participant devra documenter ses repas sur une période de trois jours et répondre à diverses questions concernant ses habitudes de vie, comme l'activité physique, l'utilisation de compléments alimentaires, ainsi que les méthodes de préparation et de conservation des aliments. Toutes ces informations seront recueillies dans le respect de la confidentialité.
Vers un meilleur suivi des pratiques alimentaires
Avec cette nouvelle phase de l'étude INCA, les chercheurs de l'Anses acquerront des données récentes pour analyser l'impact du troisième Programme National Nutrition Santé, instauré en France en 2011. Précédemment, l'INCA 1 a eu lieu entre 1998 et 1999, suivi par l'INCA 2 entre 2006 et 2007. Les résultats de ces précédentes enquêtes ont permis à l'Anses d'évaluer le risque sanitaire associé à certaines substances présentes dans les aliments, comme le mercure et le plomb.







