Dépenses imprévues, travaux à financer ou besoin de revenus supplémentaires... L’assurance-vie peut être une précieuse alliée. Voici les stratégies pour mieux en bénéficier.
Un accès à votre épargne
Bien loin de l'idée reçue que l’argent placé en assurance-vie est immobilisé, il est tout à fait possible de le débloquer. Même si maintenir votre épargne sur le long terme est bénéfique, vous êtes libre d'effectuer des retraits. Que ce soit par avance ou par retraits réguliers, plusieurs options s'offrent à vous.
Stratégies de retrait adaptatives
- Demande d’avance : face à un besoin urgent, demander une avance peut s'avérer judicieux. Cela permet d'accéder à jusqu'à 80% de votre capital sans affecter la rentabilité de votre épargne. Pas de dossier de crédit, juste une promesse de remboursement dans les trois ans, souligne Florence Brau Billod, experte en gestion de patrimoine.
- Retraits éclairés : avant de faire un retrait, vérifiez la composition de votre contrat. Si vous êtes sur des fonds en euros, le capital est en sécurité. En revanche, pour les unités de compte, il est prudent de ne pas vendre à perte.
Optimisation fiscale lors des retraits
Chaque retrait de votre assurance-vie inclut une part de capital et des intérêts. Seule la partie des gains est soumise à imposition. Selon la durée de votre contrat, vous pouvez choisir entre différentes tranches fiscales, allant de 35% à 7,5%. Attention, une taxation unique de 30% concerne uniquement les gains au-delà de 150 000 € sur les contrats ouverts après le 27 septembre 2017.
Un autre avantage significatif : après 8 ans, chaque bénéficiaire peut retirer jusqu’à 4 600 € de gains sans impôts, soit 9 200 € pour un couple. En planifiant, il est même possible d’optimiser ces retraits entre fin décembre et début janvier.
Finalement, en cas de licenciement ou d’invalidité, les rachats sont exonérés d'impôts, offrant ainsi une sécurité financière dans les moments délicats.







