Ce vendredi, l'Iran a mené de nouvelles attaques de missiles ciblant Israël, malgré les avertissements du président américain Donald Trump, qui a annoncé des frappes potentielles sur des infrastructures iraniennes clés, incluant des ponts et des centrales électriques.
Depuis le début du conflit, qui perdure depuis plus d'un mois, la situation ne montre aucune tendance à calmer. Les sirènes d'alerte ont retenti en Israël, mais selon les services de secours, heureusement, aucune victime n’est à déplorer. Les frappes iraniens ont causé des dommages dans une gare de Tel-Aviv, identifiée par la radio militaire, tandis que des médias proches du régime de Téhéran rapportaient des tirs de missiles à longue portée vers cette même ville ainsi que vers la station balnéaire d’Eilat, au sud du pays.
Trump, en combinant menaces et appels à la négociation, a de nouveau mis en garde l'Iran : "Les ponts viennent ensuite, suivis des centrales électriques !" a-t-il déclaré sur sa plateforme Truth Social, ajoutant une couche d'incertitude au scénario déjà tendu de la région.
De plus, les bombardements menés par les forces américano-israéliennes ont récemment détruit une importante infrastructure, comme un pont en construction près de Téhéran, suscitant l'approbation de Trump, qui considère ces actions comme des efforts nécessaires pour contenir le régime iranien.
Toutefois, le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a critiqué cette stratégie, affirmant que frapper des infrastructures civiles ne forcerait pas l'Iran à capituler.
Depuis le 28 février, un partenariat destructeur entre les États-Unis et Israël a généré des milliers de pertes humaines, surtout en Iran et au Liban, confirmant la gravité de la situation. Le Moyen-Orient, déjà fragile, est à un tournant économique, exacerbé par la fermeture presque totale du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes, un passage clé pour 20% du pétrole et du gaz naturel mondial.
Une quarantaine de nations ont fait appel à une "réouverture immédiate et inconditionnelle" du détroit, accusant l'Iran de menacer l'économie mondiale. En réponse, Bahreïn a lancé un projet de résolution aux Nations Unies visant à légaliser l'usage de la force pour sécuriser cette voie maritime, bien que le vote soit récemment ajourné en raison de désaccords au Conseil de sécurité.
En parallèle, des attaques par missiles et drones ont été signalées au Koweït, actuellement dans le viseur des représailles iraniennes, tandis que des alertes de sécurité ont également été émises pour d’autres pays du Golfe. Une raffinerie au Koweït a subi des dommages suite à ces attaques.
Au Liban, la situation est tout aussi préoccupante : plus d'un million de personnes sont déplacées à cause des agressions réciproques entre Israël et le Hezbollah, un acteur clé soutenu par l'Iran. Amy Pope, directrice générale de l'Organisation internationale pour les migrations, a exprimé des inquiétudes quant aux déplacements de populations et à la destruction significative d’infrastructures au sud du pays.
Dans un discours très attendu, Trump a déclaré qu'une escalade était inévitable, avec encore "deux à trois" semaines de frappes à prévoir pour renvoyer l'Iran "à l'âge de pierre". En réponse, l’armée iranienne a promis des opérations "dévastatrices" et une humiliation pour les forces adverses.
Ces tensions croissantes ont déjà eu un impact palpable sur les marchés pétroliers, où le prix du baril de Brent a bondi de presque 8% pour atteindre 109,03 dollars, indiquant une volatilité qui pourrait continuer à dominer les perspectives économiques mondiales.







