Pensé comme le symbole du virage numérique d’Istres, le Nexus, inauguré avec beaucoup d’enthousiasme sous le précédent mandat de Bernardini, s’avère finalement être un échec retentissant. Moins d’un an après son ouverture, ce centre culturel et numérique affiche un déficit préoccupant, poussant la nouvelle majorité, dirigée par Robin Prétot, à reconsidérer en urgence son avenir.
On se remémore encore l’inauguration, où François Bernardini, lunettes de réalité virtuelle sur le nez, annonçait le Nexus comme un projet révolutionnaire destiné à métamorphoser l’accès à la culture et à la technologie pour les Istréens. Cependant, aujourd'hui, le bilan est sans appel : cet équipement est désigné comme un véritable "échec".
Un projet à 2 millions d’euros… pour 11 000 € de recettes
D’une conception durant cinq ans et d’une construction réalisée en un an et demi, le Nexus devait représenter une nouvelle ère pour les équipements publics à Istres. Avec des activités variées telles que l’e-sport, la réalité virtuelle ou le dispositif Micro-Folie, ce projet, piloté entre autres par Nicolas Davini, alors directeur général des services, s’inscrivait dans une dynamique d’innovation et de modernité. Pourtant, malgré un plan soigneusement élaboré et des attentes élevées, le modèle n’a jamais su captiver le public.
Les experts en économie locale, comme le sociologue Jean-Claude Roussel, soulignent que "la distance entre l'innovation technologique et son adoption par le grand public peut être un fossé difficile à franchir". Les responsables politiques de la ville doivent désormais faire face à une réalité austère et repenser la stratégie qui sous-tend ce projet ambitieux. Mais la question centrale demeure : comment réconcilier les attentes de la population avec les enjeux financiers croissants de la collectivité ?







