Alors que tous les recours juridiques semblent épuisés, le début des travaux pour le tant attendu centre commercial à Muret ne s'annonce toujours pas. Les autorités de l'agglomération commencent à ressentir une impatience croissante face à l'absence d'achat du terrain par l'investisseur.
Ce projet, décrit comme le dernier grand centre commercial de France, est toujours en attente de concrétisation. Malgré un accord de la Commission nationale d'aménagement commercial, aucun coup de pioche n'a été donné. Le projet prévoit l'aménagement d'une zone commerciale de 25 200 m² intégrant un grand supermarché, des enseignes de bricolage et de sports, ainsi qu'un espace loisirs.
Le terrain toujours pas acheté
Au début de l'année, le maire de Muret, André Mandement, avait mis la pression sur l'investisseur pour finaliser l'achat du terrain, mais cet ultimatum n'a pas porté ses fruits. La Sodec, chargée du projet, n'a toujours pas avancé dans l'acquisition du terrain, ce qui crée des tensions au sein des autorités locales.
André Mandement reste cependant optimiste, déclarant que l'investisseur travaille activement à finaliser le dossier. Il a évoqué des circonstances économiques difficiles, notamment les effets de la guerre au Moyen-Orient sur le marché et la baisse de la consommation, qui compliquent les négociations avec les banques. De plus, l'essor de l'offre commerciale dans la région, avec l'ouverture d'un Lidl XXL et la reconstruction d'un Intermarché incendié en 2023, change la dynamique du marché.Source
Un plan B en cas d'abandon
Mandement a reconnu que la situation actuelle rendait les discussions cruciales, notamment avec l'enseigne alimentaire initialement prévue, Super U. L'avenir du projet dépend de l'engagement d'une grande enseigne qui garantirait la viabilité de l'ensemble. Le maire a été clair : il ne sera pas question d'accorder plus de temps à l'investisseur ; il faut des résultats.
Cependant, en cas d'abandon, le maire a assuré que le terrain n'aurait pas vocation à rester inoccupé. Les espaces fonciers en sortie d'autoroute deviennent rares pour les investisseurs, et plusieurs projets alternatifs pourraient voir le jour. Mais la priorité de l'agglomération reste néanmoins le projet Porte des Pyrénées.







