Le mercredi 22 avril, le gouvernement a annoncé sa volonté d'aménager les stages en entreprise pour les élèves de troisième et seconde suite à un incident tragique survenu le 17 avril à Bagnols-sur-Cèze (Gard), où un lycéen de 15 ans a perdu la vie, percuté par un chariot élévateur.
Lors d'une conférence, Sabrina Agresti-Roubache, ministre de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage, a confirmé une information relayée par Franceinfo. Elle a évoqué des révisions importantes, avec l'intention de proposer une alternative aux stages actuels, qui sont obligatoires.
Deux options proposées aux élèves
Les collégiens et lycéens devront choisir parmi deux options : se rendre en entreprise tout au long de leur stage, comme c'est le cas actuellement, ou bien rester dans leur établissement scolaire. Dans cette seconde option, des groupes de dix élèves iront chaque jour dans différentes entreprises pour explorer le monde du travail.
Pour l'instant, il n'existe pas de calendrier prévu pour la mise en œuvre de ces modifications. Avant toute chose, la ministre souhaite engager des concertations pour définir les modalités de cette réforme.
Ce drame soulève également des interrogations sur la sécurité au travail des jeunes. La CGT Éducation avait déjà signalé en octobre 2025 le risque lié aux stages, alertant sur <la mortalité au travail>, mentionnant les décès de cinq jeunes entre avril et juillet de cette année-là, comme l’indique leur communiqué.
Depuis 2005, il est obligatoire pour les collégiens de troisième d'effectuer cinq jours de stage en entreprise, tandis que les lycéens de seconde sont tenus d'en effectuer deux semaines depuis 2024.







