Depuis le 3 avril 2025, Air Antilles était dans une position critique. La compagnie a été déclarée en liquidation judiciaire par le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre, avec effet immédiat.
Dès son certifié temporaire suspendu par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) le 8 décembre 2025, elle s'est retrouvée dans une situation précaire, accumulant une dette colossale de 56 millions d'euros depuis janvier. La compagnie, dédiée à la desserte des territoires français de la Caraïbe, dont la Guadeloupe et la Martinique, a vu ses espoirs s’amenuiser face aux offres de reprise jugées insuffisantes.
La proposition d'achat formulée par Pewen n'a pas convaincu, car elle ne concernait que 15 des 116 employés. En parallèle, d'autres propositions ont échoué à rassurer le tribunal, notamment celle de Karaibes Eco Rayonnance Consulting, qui s'est finalement retirée, et l'offre d'Aerostravia Rent, qui ne garantissait pas le maintien d'emplois.
Jean-Pierre Ménard, expert en aviation, souligne que « cette liquidation judiciaire marque une phase sombre pour le secteur aérien dans la région ». Les conséquences pourraient avoir un impact considérable sur l'emploi local et le connectivité entre les îles.
La liquidation d'Air Antilles est une alerte pour l'industrie, illustrant la fragilité des compagnies aériennes dans un contexte économique difficile, où de telles décisions peuvent se multiplier.







