Face à la hausse persistante des prix des carburants, le gouvernement français prévoit d’annoncer, dès la semaine prochaine, un ensemble de nouvelles mesures de soutien. Ces dispositifs visent à renforcer les aides existantes et à apporter un soutien accru à l’économie dans un contexte marqué par des tensions au Moyen-Orient, a déclaré Sébastien Lecornu.
« En début de semaine prochaine, il sera temps de changer d’échelle », a précisé Lecornu, soulignant la nécessité d'adapter les dispositifs de soutien face à une situation jugée « particulièrement difficile ». Dans cette optique, le gouvernement se penche sur les aides ciblées actuellement mises en place, mais il admet qu'une révision en profondeur de la stratégie est nécessaire pour répondre à la flambée des prix des carburants, comme l'a rapporté Le Figaro.
La guerre en cours au Moyen-Orient est également un facteur aggravant, avec Lecornu mentionnant un risque potentiel de reprise des combats. Les répercussions sur les coûts de l'énergie sont significatives, et il s’est engagé à faire des bilans réguliers, « tous les dix jours », sur les surplus fiscaux engendrés par cette hausse. Ces fonds serviront entièrement à financer les aides pour les secteurs les plus touchés.
Du côté des distributeurs, le ministre a estimé qu'il est légitime de débattre de la redistribution des richesses générées par les grandes entreprises pétrolières: « Nous pouvons parler de TotalEnergies sans tomber dans le Total-bashing ». François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a de son côté suggéré que toute taxation des surprofits des géants de l'énergie, demandée par certaines entités politiques, devrait être ciblée et temporaire, afin d'éviter une récession prolongée, une prévision qu'il situe jusqu'en 2028.
Le gouvernement a déjà injecté 380 millions d'euros en aides diverses, incluant une indemnité de 50 euros destinée à trois millions de « travailleurs modestes grands rouleurs », avec une plateforme de demande qui ouvrira le 27 mai. Les soutiens ont été augmentés pour les pêcheurs, les agriculteurs, et d'autres secteurs comme le bâtiment et les transports. Sébastien Lecornu insiste sur le fait que « pour soutenir la croissance et ne pas gaspiller l'argent des contribuables, il est crucial de maintenir un cap sur le soutien à l'activité ». Ce retour à une approche pragmatique est essentiel face aux défis économiques actuels.







