David Lisnard promet de réformer la santé pour éviter l'exil des étudiants en médecine

David Lisnard s'attaque à la bureaucratie de la santé en France et la formation des médecins.
David Lisnard promet de réformer la santé pour éviter l'exil des étudiants en médecine
Le candidat libéral à la présidentielle, David Lisnard, a exprimé, ce mardi, son engagement à réformer le "système de mabouls" qui, selon lui, nuit au secteur de la santé en France. Il vise à supprimer les agences régionales de santé (ARS) afin de désengorger la bureaucratie qui régule l'accès aux études de médecine.

Lors d'une conférence de presse tenue le 5 mai, David Lisnard, actuel maire de Cannes, a mis en lumière le besoin urgent d'une refonte du système de santé français. Selon lui, le modèle qui a longtemps été un exemple à suivre est désormais en déclin.

« Cela a été un modèle pendant des années, mais il s'est détérioré », a-t-il déclaré après une visite dans une clinique parisienne. Lisnard a appelé à une « libération de la sur-administration » et a prôné la suppression des ARS, suggérant que près de 4,500 de leurs 9,000 employés devraient être redéployés dans des préfectorales.

Insuffisance des places en facultés de médecine

Lisnard a également pointé du doigt le manque de formation pour les médecins, un problème qu'il estime exacerbé par la demande croissante liée au vieillissement de la population.

« Vous avez une demande qui augmente par le vieillissement et une offre qui se réduit à cause du numerus clausus, au point que le nombre de médecins a diminué », a-t-il rappelé.

Depuis 1971, le numerus clausus avait été instauré pour réguler le nombre de médecins en France, mais il a été remplacé par un numerus apertus en 2020, dont l'efficacité a été jugée insuffisante, notamment face à la désertification médicale affectant 87 % du territoire.

Lisnard a dénoncé un "système de mabouls" qui contraint les Français à poursuivre leurs études de médecine à l'étranger, soulignant l'inefficacité des politiques récentes. Par contraste, il a pris le contre-pied des déclarations d'Emmanuel Macron, qui, en visite dans un hôpital, avait critiqué ceux qui s'opposent à de possibles collaborations avec des praticiens formés hors de l'Union européenne.

Le candidat a déclaré que la France gaspille 60 milliards d'euros de plus que la moyenne européenne dans le domaine de la santé, affirmant que le problème réside moins dans le financement que dans la mauvaise allocation des ressources. Il a évoqué l'objectif de diminuer le nombre de non-soignants dans les hôpitaux à environ 23-24 %, alors qu'ils représentent actuellement un tiers des effectifs dans le secteur.

Dans ce cadre, il a ajouté : "Nous devons aller au-delà des théories et commencer à agir concrètement pour améliorer notre système de santé".

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