Enquête troublante : une plateforme au cœur du crime
Fin mars 2026, la chaîne CNN a dévoilé l’existence d’un réseau violent en ligne où des hommes échangent des astuces pour droguer et violer leurs partenaires. La cheffe du bureau parisien de CNN, Saskya Vandoorne, a partagé les coulisses de cette enquête sur le site Motherless, désormais tristement célèbre pour son contenu déviant.
À la découverte de Motherless
Saskya Vandoorne raconte que l’idée de cette enquête a germé lors du procès des viols de Mazan, où un des avocats a dépeint un site nommé Coco comme « l’arme du crime ». Bien que Coco ait été fermé, l’équipe de Vandoorne, comprenant aussi Kara Fox et Niamh Kennedy, s’est mobilisée pour découvrir d’autres plateformes aux caractéristiques similaires. C’est ainsi qu’ils ont déniché Motherless, active même avant Coco.
Une enquête méticuleuse de 7 mois
Le processus d’investigation a duré seven mois, débutant par la création d'un profil sur Motherless qui a ouvert la porte à des contenus effroyables : des vidéos montrant des femmes inconscientes, cataloguées sous des termes alarmants comme « femme sédatée » ou « inconsciente ». Un hashtag troublant, « eyecheck », a même été identifié, illustrant comment ces hommes vérifiaient l’état de conscience de leurs victimes avant de passer à l’acte.
La découverte de groupes Telegram privés sur Motherless a intensifié l’effroi, révélant des discussions où les participants échangeaient des conseils sur la manière de commettre ces actes abominables.
Un enchevêtrement légal et moral
Les journalistes ont agi avec précaution, consultant des avocats pour naviguer dans les eaux troubles de l’enquête. Ils n’ont pas partagé de contenus illicites, mais la situation est devenue plus critique lorsque l'un des membres, identifié sous le nom de Piotr, a commencé à partager des preuves de ses crimes.
Les autorités polonaises ont été alertées, ce qui a conduit à l’arrestation de Piotr une semaine plus tard, illustrant l'importance de la vigilance face à ces crimes.
Les victimes prennent la parole
La résonance de l’affaire Gisèle Pélicot est palpable : de nombreuses victimes ont témoigné que son combat les a encouragées à parler. Ces femmes, à travers leur témoignage, brisent le silence et changent la perception de ces crimes, affirmant que la honte ne doit plus peser sur elles.
Depuis la publication de l’enquête, Saskya Vandoorne a reçu de nombreux messages de femmes inquiètes, conscientes qu’elles pourraient être des victimes de ces réseaux.







