Dans un cadre mystérieux où la lumière filtre à peine, des toiles d'araignée dansent au plafond, enveloppées d'une senteur musquée. C'est ici, dans ce dépôt chargé d'histoire, que repose la collection de vins d'un des régimes les plus redoutés du XXe siècle : celle de Joseph Staline.
En effet, le gouvernement géorgien a décidé d'ouvrir ces caves pour la première fois, dans la capitale Tbilissi, où reposent 40.000 bouteilles de vins, provenant principalement de France et de Géorgie. Ce projet ambitieux inclut aussi une vente aux enchères, dont les revenus financeront une école d'œnologie, une initiative saluée par les experts du secteur. Comme l'a noté Irakli Gilauri, propriétaire de Gilauri Wines, collaborant avec le ministère géorgien de l'Agriculture : "Cette vente aux enchères va réellement mettre la Géorgie sur la map des collectionneurs."
Staline, né en Géorgie, était non seulement un homme de pouvoir mais aussi un passionné de vin. Sa collection, qui inclut des bouteilles provenant de domaines renommés à Bordeaux, fut agrandie au fil des ans, surtout après la Révolution d'Octobre 1917, où les bolcheviques s'emparèrent des biens de la famille Romanov.
Décrit par le collectionneur Victor Chen, présent à Tbilissi : "J'ai l'impression d'être Indiana Jones découvrant une grotte ; on ne sait jamais ce qu'on peut y trouver." Ses mots illustrent à la perfection le mélange d'excitation et d'incertitude que suscite cette découverte. Ce projet est un véritable événement historique, et les experts pensent qu'il pourrait ouvrir sur un renouveau pour le vin géorgien, vieux de 8.000 ans, considéré comme le berceau de la viticulture.
La collection, aux racines profondes dans l'histoire géorgienne et russe, est une belle opportunité de redécouvrir non seulement les vins, mais aussi l'héritage culturel du pays. Comme le souligne le site BFM TV, la valeur de ces bouteilles pourrait aller bien au-delà de l'argent, en apportant une reconnaissance méritée à cette terre viticole exceptionnelle.







