Dans une récente interview accordée au New York Times, Donald Trump a insinué que les États-Unis pourraient maintenir un contrôle sur le Venezuela et ses précieuses ressources pétrolières pendant de nombreuses années. Le président américain a exprimé sa satisfaction vis-à-vis des relations cordiales établies avec le gouvernement intérimaire de Caracas.
« Seul l'avenir nous dira combien de temps nous maintiendrons cette tutelle », a-t-il déclaré en réponse aux interrogations sur la durée de la présence américaine. Tout en pensant que cela pourrait s'étendre bien au-delà de quelques mois, Trump a semblé confiant concernant la reconstruction du pays, affirmant que cela sera fait de manière lucrative. Il a ajouté : « Nous allons utiliser du pétrole et en importer, ce qui devrait faire baisser les prix pour tous. »
Ce contrôle va de pair avec la volonté des États-Unis de conserver une emprise sur le marché du pétrole vénézuélien. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que les États-Unis restaient « en étroite coordination » avec les autorités intérimaires, soulignant ainsi un plan de contrôle à long terme sur cette ressource stratégique.
En effet, Trump a mentionné que le Venezuela pourrait fournir entre 30 et 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis, précisant que ces livraisons seront réalisées au prix du marché et que les revenus seront directement supervisés par lui. Selon son avis, les nouvelles recettes permettront au Venezuela de consommer uniquement des produits fabriqués aux États-Unis.
Les réserves de pétrole du Venezuela, les plus vastes au monde avec plus de 303 milliards de barils, subissent néanmoins une chute de production dramatique en raison d'un sous-investissement prolongé dans le secteur. Un rapport de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) confirme que la production est actuellement d'environ un million de barils par jour.
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a également commenté la situation, affirmant que l'échange commercial avec les États-Unis n'avait « rien d'extraordinaire ni d'irrégulier », tout en déplorant les événements entourant Nicolas Maduro. En parallèle, des opérations militaires américaines à Caracas ont fait état de pertes humaines importantes, remettant en question les stratégies mises en place.
Dans ce contexte, l'arrivée au pouvoir de Rodriguez semble être un développement qu'on pourrait qualifier de favori par certains acteurs sur le terrain, comme l'évoque un rapport du Wall Street Journal. Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, défend néanmoins l'absence d'improvisation dans les démarches américaines concernant le Venezuela, soulignant un plan en trois phases pour stabiliser le pays et assurer un accès équitable au marché pour les entreprises américaines.
Alors que les dirigeants américains rencontrent les dirigeants de l'industrie pétrolière, les enjeux économiques et politiques au Venezuela se complexifient. L’avenir de cette coopération, et de la manière dont elle façonnera le paysage pétrolier vénézuélien, reste à voir.







