La mobilisation des agriculteurs français continue de s'intensifier. Le 9 janvier, un ensemble de tracteurs de la Confédération paysanne a fait irruption sur le périphérique parisien, à la porte de Montreuil, provoquant d'importants ralentissements de la circulation peu avant 7h30. Loin d'être un acte isolé, cette manifestation vise à dénoncer le traité de libre-échange Mercosur ainsi que la politique sanitaire actuelle du gouvernement.
Le président Emmanuel Macron a exprimé sa position contre le Mercosur, mais cela n'a pas suffi à apaiser les tensions parmi les agriculteurs, qui s'opposent depuis des mois à ce traité. Ils ont clairement fait entendre leur mécontentement, scandant des slogans tels que : « Non au Mercosur ! », tout en brandissant des fumigènes pour marquer leur présence.
Nicolas Fortin, secrétaire général de la Confédération paysanne, a abattu une déclaration percutante : « Ce n'est pas nos vaches qu'il faut abattre, mais le Mercosur ! ». Cela témoigne d'une défiance croissante envers les lois du libre-échange, particulièrement en période de crise, comme celle de la dermatose qui touche les bovins.
Un hiver marqué par des luttes agricoles
Ce mouvement s'inscrit dans une tendance plus large, au cœur d'un hiver déjà agité pour les agriculteurs français. La Coordination rurale, un autre syndicat agricole, a également mené des actions de blocage à travers le pays, notamment en Bourgogne et dans les Landes. Leur chef de file, Bertrand Venteau, a souligné l'importance de cette mobilisation : « Ce qui a été réalisé est remarquable », promettant de revenir si nécessaire.
Des manifestations sont également prévues au-delà des frontières françaises, y compris en Belgique et en Pologne, rappelant que l'agriculture demeure un sujet brûlant au sein de l'Union européenne. La FNSEA, premier syndicat agricole, a même organisé un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg prévu pour le 20 janvier.
Le climat actuel est tendu, avec davantage de blocages signalés, notamment sur les axes menant vers la Belgique. Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur a signalé plus de 600 manifestants lors des récentes activités de protestation en Île-de-France, illustrant ainsi la mobilisation croissante des agriculteurs à travers le pays. La question du libre-échange et de la gestion des crises sanitaires restent au cœur des préoccupations des acteurs agricoles, une problématique que le gouvernement devra gérer avec habileté à l'avenir.







