L'indice principal de la place de Paris a récemment pulvérisé son record, atteignant le 9 janvier 2026 un impressionnant 8 317,82 points. Ce sommet historique marque une étape clé pour le CAC 40, qui continue d'évoluer au milieu d'une agitation géopolitique sans précédent.
Lors de cette séance, le CAC 40 a réalisé une performance de +0,84 %, augmentant ainsi sa progression annuelle à environ 2 %. Ce regain d'optimisme ne découle plus seulement d'une anticipation de réduction des taux, mais d'un réallongement stratégique des investissements vers des secteurs jugés essentiels au fonctionnement économique, tels que la défense.
Dans le même temps, l'indice allemand DAX affiche également des performances remarquables, témoignant d'une tendance mondiale vers une économie de guerre où les investisseurs privilégient la "prime de souveraineté".
Thales et Airbus en tête de file
Thales s'impose comme la valeur phare, enregistrant une hausse spectaculaire de plus de 15 % depuis le début de l'année. Cette dynamique est impulsée par des besoins accrus en cybersécurité et en protection satellitaire, en réponse à des tensions croissantes, notamment celles provenant de la Russie. D'autres entreprises comme Airbus (+7 %) et Safran (+6 %) bénéficient également de contrats militaires, signifiant un changement de cap dans l’industrie de l'aviation civile.
Le récent enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par des forces spéciales américaines a provoqué une volatilité sur les marchés européens, particulièrement pour les entreprises capables d'opérer dans des environnements instables. Cette intervention, couplée à la perspective d'une exploitation accrue du pétrole vénézuélien par des firmes américaines, transforme le paysage énergétique global.
De plus, la pression exercée par Washington sur le Groenland, avec des revendications de ressources naturelles, pose de nouveaux défis à l'Union européenne, indiquant que le contrôle des ressources prime sur le droit international ordinaire. Comme l'indique un rapport de Le Monde, cette situation a créé une "prime de risque Arctique", illustrant les tensions géopolitiques en jeu.
Luxe et résilience : un découplage stratégique
En parallèle, les géants du secteur du luxe, tels que Kering, avec une progression de 5,91 %, et Hermès, gagnant 3,16 %, continuent d'évoluer comme des valeurs refuges en ces temps d'incertitude. Avec des sanctions économiques croissantes, les actifs de luxe semblent rester une réserve de valeur physique, offrant un refuge contre l'instabilité monétaire.
Néanmoins, malgré son positionnement en tant que leader du marché, LVMH présente une croissance plus modérée, ce qui entraîne des discussions sur les répercussions potentielles sur la consommation globale. La prudence observée autour de ce titan du luxe, comme l'a souligné une analyse de Bloomberg, pourrait nuancer l'euphorie ambiante souriant au CAC 40.
Cette récente ascension du CAC 40, riche en entreprises industrielles et énergétiques telles que TotalEnergies et Air Liquide, souligne l'importance croissante de ces secteurs dans un environnement en mutation rapide.







