La terre de diatomée, souvent vantée pour ses propriétés insecticides au sein des foyers, se pose également comme solution dans les jardins. Mais est-elle vraiment efficace pour lutter contre les nuisibles du jardin sans nuire à la biodiversité ?
Qu'est-ce que la terre de diatomée ?
Issue de la diatomite, une roche sédimentaire riche en silice, la terre de diatomée se présente sous forme d'une poudre légère. Cette substance provient de l'accumulation de squelettes de diatomées, des algues microscopiques ayant vécu dans des lacs antiques. En France, quelques carrières de diatomite se trouvent en Ardèche et dans le Cantal, mais le plus grand gisement mondial se situe en Californie.
Son utilisation va au-delà du jardinage, touchant des domaines variés tels que la chimie, la cosmétique et même l'alimentation, grâce à des caractéristiques telles que l'absorption, l'exfoliation et des propriétés insecticides naturelles.
Insecticide naturel pour la maison et le jardin
La terre de diatomée est principalement connue pour son action contre divers insectes domestiques : fourmis, blattes, puces, et même les redoutables punaises de lit. L'application se fait généralement par saupoudrage dans des recoins stratégiques où ces petits envahisseurs se cachent.
Dans le cadre du jardinage, cette poudre peut également être utilisée pour lutter contre des ravageurs tels que les limaces, les pucerons ou les chenilles. Cependant, son efficacité est mise en question par plusieurs facteurs environnementaux. En effet, une simple pluie ou un arrosage peut rendre la terre de diatomée totalement inefficace.
Impact sur la biodiversité
Malgré son caractère naturel et son autorisation en agriculture biologique, la terre de diatomée tue indiscriminément tous les insectes qu'elle touche. Ceci inclut non seulement les nuisibles, mais aussi les insectes bénéfiques comme les abeilles, essentiels pour la pollinisation. L'utilisation de la terre de diatomée doit donc être envisagée avec prudence, dans le respect de l'écosystème local.







