Une trentaine d'agriculteurs, rassemblés par la Coordination rurale, se sont mobilisés devant l'usine Hénaff à Pouldreuzic, dans le Finistère, le 16 janvier 2026. Leur objectif ? Contester l'importation de langue de bœuf en provenance d'Amérique du Sud, une décision que l'entreprise justifie par des raisons d'approvisionnement. Selon Véronique Le Floch, porte-parole des manifestants, il est inacceptable que les industriels ne puissent pas se tourner vers les producteurs locaux ou ceux de l'Union Européenne
.
Les agriculteurs rappellent que cette importation, bien que représentant seulement 2 % des viandes utilisées par Hénaff, constitue un enjeu symbolique fort pour la viande française. Nous avons la possibilité d'approvisionner ce produit localement, alors pourquoi chercher ailleurs ?
, s'interroge Le Floch. En réponse, Hénaff affiche sa fierté de fournir 98 % de viandes françaises, affirmant : Nous sommes attachés à notre ADN d'ultra-local.
Ce halte a eu lieu dans un climat pacifique, les échanges entre les deux parties se sont déroulés sereinement. Toutefois, l'ombre du positionnement du Loïc Hénaff, élu régional et dirigeant de l'entreprise, plane sur cette affaire. Des experts du secteur agroalimentaire soulignent que ce débat dépasse la simple question des importations. Il s'agit d'une réflexion sur notre modèle agricole et nos choix de consommation
, souligne un agronome local.
La situation a ravivé le débat sur la souveraineté alimentaire en France et le besoin de soutenir les producteurs locaux. La tension qui se crée autour de ce sujet pourrait influencer les futures politiques alimentaires, alors que la sensibilisation sur l'origine de nos aliments devient primordiale.







