La direction de la SNCF a réussi à obtenir la validation de son accord salarial par deux syndicats, Unsa-ferroviaire et CFDT Cheminots, permettant ainsi l’application des mesures issues des négociations de salaires pour 2026. À noter que les syndicats Sud-Rail et CGT Cheminots ont clairement rejeté ces propositions, les qualifiant de décevantes.
Ce nouvel accord stipule une augmentation générale des salaires de 0,5%, étalée en deux intervalles, avec une garantie de progression salariale annuelle. Cette promesse d’augmentation, selon les élus de la direction, vise à assurer que chaque cheminot verra son salaire augmenter au minimum de 1,1% d’ici 2026, indépendamment des avancements individuels. La direction anticipait une hausse moyenne de 2,57%, ce qui a entraîné des critiques de la part des syndicats qui estiment que ces chiffres masquent des lacunes dans les augmentations réelles.
Jean Castex, le président de la SNCF, peut se féliciter d’une victoire temporaire. Cependant, l’Unsa a qualifié l’accord de "réalisations" et d’une amélioration immédiate du pouvoir d’achat pour les cheminots. La CFDT, bien qu'elle ait des réserves concernant le montant de l’augmentation, a souligné des progrès significatifs dans les conditions de travail.
Des "acquis" pour les uns, "une honte" pour d'autres
À l’opposé, la CGT a exprimé son désaccord en dénonçant des mesures qui, selon elle, accroissent les inégalités et nuisent à la sécurité financière des cheminots. "Ces propositions sont une provocation", a déclaré un membre de la CGT. Les critiques portent aussi sur le fait que les dispositifs de rémunération ne sont pas durables et priveraient les salariés d’augmentations salariales appropriées.
De son côté, Sud-Rail a qualifié ce deal de "mascarade", insistant que la direction trompe les cheminots en faisant croire que les augmentations sont aussi bénéfiques qu'elles le sont en réalité. Ces reproches soulignent un fossé croissant entre la direction de la SNCF et ceux qui luttent pour des conditions de travail équitables.
Alors que les négociations continuent d'évoluer, les avis divergent fortement parmi les syndicats. Certains estiment qu’il s’agit d’une avancée significative vers l’amélioration des conditions de travail, alors que d'autres préviennent qu'il s'agit d'une façade pour des augmentations insuffisantes.







