Lors du dernier conseil municipal de la mandature, le 26 février 2026, une délibération a été adoptée, assignant à Douarnenez Communauté la responsabilité de détruire et désamianter des hangars proches des locaux communautaires. Un appel à manifestation d’intérêt y était également inscrit à l’ordre du jour.
Ce projet vise à transformer l’ancien site de l’usine Franpac en un ensemble mixte combinant logements et services. Le lancement de cette consultation est prévu en mars, avec une remise des offres en juin, des auditions et négociations durant juillet-août, et le choix du lauréat prévu pour septembre.
« Il faut de la mixité sociale »
« Je suis opposée à cet appel à manifestation d’intérêt si proche des élections », déclare Françoise Pencalet, membre de l’opposition. Selon elle, c’est à la nouvelle équipe municipale d’élaborer ce projet, affirmant que cette initiative de l’équipe actuelle est un « projet immobilier sur une propriété publique ».
Le schéma prévoit 25 % de logements sociaux, tandis que le reste sera en accession libre. Loïc Brémaud, également dans l’opposition, souligne que le revenu médian à Douarnenez est de 22 000 € par foyer. « Il est nécessaire d’inclure une véritable mixité sociale », insiste Jocelyne Poitevin, maire de Douarnenez. Pencalet, quant à elle, s’oppose à l’utilisation de terrains publics pour ces logements.
Face à l’inquiétude de l’opposition concernant l’attractivité des logements pour une population vieillissante, Christine Tanguy, élue majoritaire, rétorque : « Les jeunes reviennent à Douarnenez. » Véronique Scolan, de l’opposition, réagit en affirmant que « la majorité des logements ne seront pas accessibles pour le grand public, avec des prix avoisinant 3 500 € le m² ». Dominique Tiller, adjointe au maire et présidente de Douarnenez Habitat, conclut : « Ne sous-estimons pas les jeunes couples, beaucoup d’entre eux n’ont pas les ressources nécessaires pour accéder aux logements sociaux. »







