Le ministre iranien du Travail a annoncé, le dimanche 15 mars, une hausse de 60% du salaire minimum, selon plusieurs médias locaux. Cette annonce survient plusieurs mois après des manifestations antigouvernementales déclenchées par la détérioration économique du pays.
Chaque année, l'Iran ajuste son salaire minimum pour tenir compte de l'inflation, laquelle a fortement augmenté en raison des sanctions internationales précédant la guerre entre Israël et l'Iran. Le conflit a débuté le 28 février avec des frappes israélo-américaines.
Selon l'agence Tasnim, citant le ministre du Travail, le salaire mensuel passera de 103 millions à 166 millions de rials à partir du nouvel an persan, qui débutera dans quelques jours.
Nombreux sont les Iraniens qui continuent de travailler malgré les dangers des frappes, pour subvenir aux besoins de leurs familles, souligne l'analyste économique Ali Rezaei dans une interview à France24.
Des manifestations contre le régime
Le gouvernement a également annoncé une augmentation similaire des allocations familiales. Actuellement, la monnaie iranienne s'échange à environ 1,47 million de rials pour un dollar, d'après le site Bonbast.
Les manifestations, qui avaient débuté en décembre, furent initialement centrées sur les questions économiques, mais ont rapidement évolué vers un large mouvement de contestation demandant la chute du régime en place depuis la Révolution islamique de 1979.
Les autorités ont réagi avec une répression brutale, entraînant la mort de milliers de personnes, selon des organisations de défense des droits de l'homme.
Les ajustements du salaire minimum et l'augmentation des allocations familiales peuvent être interprétés comme une tentative du régime de désamorcer la colère populaire et d'atténuer les tensions sociales exacerbées par la guerre et les sanctions économiques, explique l'expert politique Farhad Khosrowpour à Al Jazeera.







