« Nous sommes tous rentrés sans savoir si on allait en ressortir. » Ces mots résonnent encore pour les policiers de la BAC 75N, qui, un an après les tragiques événements du 13 novembre, demeurent dans l'ombre face à l'absence de reconnaissance officielle. Bien que leur bravoure ait été reconnue par la population, la médaille de la ville de Paris, qui devait leur être remise récemment, a été annulée, laissant cette équipe d'élite dans l'attente indéfinie de la reconnaissance qu'ils méritent.
Comme le souligne Le Monde, ces policiers ont été en première ligne lors des attentats, intervenant courageusement au Bataclan alors que la situation s'éclaircissait. Pendant que d'autres unités comme la BRI et le RAID recevaient les honneurs, les membres de la BAC 75N sont restés dans l'ombre.
La mairie de Paris avait prévu une cérémonie pour leur rendre hommage, mais le manque de retour de la part du ministère de l'Intérieur a conduit à son annulation. Cette situation soulève des questions sur la reconnaissance des actes héroïques en temps de crise et sur la façon dont l'État valorise ses forces de l'ordre.
Les experts en sécurité comme Jean-Marc B. du Franceinfo soulignent l'importance de cette reconnaissance non seulement pour les intervenants eux-mêmes, mais aussi pour la moralité de la police en général. La reconnaissance de l'État pourrait jouer un rôle crucial dans la confiance que la population place en ses forces de sécurité.
Alors que la commémoration des dix ans de l'attentat approche, les souvenirs restent vifs et les attentes de ces policiers persistent. Ils espèrent une reconnaissance officielle qui leur conférerait une légitimité et un respect dû à leur sacrifice.







