Menace au couteau sur une candidate LFI : un sexagénaire condamné à des travaux d'intérêt général

Un sexagénaire condamné après avoir menacé une candidate LFI avec un couteau à Strasbourg.
Menace au couteau sur une candidate LFI : un sexagénaire condamné à des travaux d'intérêt général
Un drapeau de LFI le 6 mars 2022 lors d'un meeting de Jean-Luc Mélenchon. - OLIVIER CHASSIGNOLE
Un homme de 61 ans, qui avait menacé de mort une colistière de Florian Kobryn, candidat LFI à la mairie de Strasbourg, a été condamné à 70 heures de travaux d'intérêt général ce mardi 31 mars.

Le prévenu a été reconnu coupable d'avoir brandi un couteau à l'encontre de Jamila Haddoum, candidate de La France insoumise (LFI) à Strasbourg, alors qu'elle collait des affiches avec ses fils avant les élections municipales. Selon la victime, l'homme s'est montré particulièrement agressif en réalisant qu'elle était impliquée dans la campagne de LFI.

"Il m'a dit: 'Jamais de la vie tu afficheras ça ici', 'je te tranche la gorge'", a-t-elle rapporté, décrivant l'incident survenu le 6 mars dernier.

Après avoir été interpellé deux jours plus tard sur son lieu de travail, le prévenu a déclaré ne pas se souvenir des faits, les attribuant à une forte consommation d'alcool. Le tribunal a souligné qu'il devra exécuter ces heures de travaux d'intérêt général dans un délai de 18 mois, sous peine de four mois de prison.

Victime accompagnée de ses fils

Cette agression a eu lieu dans le centre-ville de Strasbourg et a profondément choqué la candidate, qui se battait pour une représentation politique. Ses deux fils adolescents, présents lors de l'incident, ont également été affectés émotionnellement. Le tribunal a en outre ordonné au condamné de verser 3.000 euros de dédommagement à Mme Haddoum et à ses fils.

"S'il est vraiment sincère, je suis prête à lui pardonner, même si, trois semaines après, nous sommes encore sous le choc", a déclaré Mme Haddoum à l'AFP, faisant écho à son désir de promouvoir un dialogue plutôt qu'une escalade de la violence.

Un contexte troublant

Le défenseur du prévenu, Me Nicolas Clausmann, a insisté sur le fait qu'il n'y avait rien de politique dans cet acte, liant la violence à des problèmes personnels du prévenu. "Il aurait pu dire la même chose à un membre d'un autre parti", a affirmé son avocat. Les commentaires de la victime rejoignent un sentiment général sur la nécessité d'un respect mutuel dans la sphère politique, comme le souligne le media L'Alsace.

Ce incident rappelle l'importance de la sécurité pour les acteurs politiques et pose la question de la montée de la violence verbale et physique dans le débat public.

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