À peine élus, plusieurs maires du Rassemblement National (RN) ont décidé d'enlever le drapeau européen du fronton de leurs mairies. Ce geste, symbolique d'une hostilité envers les institutions européennes, ne fait pas l'unanimité et suscite des réactions diverses sur le terrain, y compris au sein du parti de Marine Le Pen.
Dans des communes telles que Carcassonne, Cagnes-sur-Mer, et Harnes, les nouveaux édiles ont adopté cette stratégie dès leur prise de fonction. À l'image de Christophe Barthès, maire de Carcassonne, qui a même filmé lui-même le moment où il a décroché le drapeau européen, ne gardant que le drapeau français et celui de la région Occitanie.
"Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français !", a-t-il lancé sur les réseaux sociaux, incitant ainsi à un changement de paradigme sur le plan local.
En coulisse, cette décision suscite un débat chez les élus du RN, certains mettant en question les conséquences d’un tel choix sur le long terme. Analysant la situation, plusieurs experts en communication politique estiment que ce geste pourrait renforcer l'isolement de ces mairies à l'échelle nationale, alors que d'autres parlent d'une validité populaire dans le cadre d'une politique de souveraineté.
Les oppositions, surprises par cette manœuvre, craignent qu'elle préfigure une remise en question des valeurs républicaines et des engagements européens. Pour François Bayrou, maire de Pau et ancien ministre, "cette action symbolise un désengagement qui ne peut que nuire à la cohésion nationale".
En somme, cette polémique soulève des questions cruciales sur l'orientation future des mairies tenues par le RN et la perception que les citoyens en ont.







