Lors d'une campagne électorale tendue, un homme a été condamné à 70 heures de travaux d'intérêt général pour avoir menacé de mort avec un couteau Jamila Haddoum, une candidate de La France insoumise (LFI) à Strasbourg. Les faits se sont produits lors d'un affichage préélectoral, lorsque le prévenu, âgé de 61 ans, a perdu son contrôle en constatant l'affiliation politique de la candidate. Il a justifié son comportement par une période d'ébriété, affirmant qu'il ne se souvenait pas des événements. En cas de non-exécution des TIG dans les 18 mois, il écopera de quatre mois de prison, selon la décision du tribunal correctionnel de Strasbourg.
Jamila Haddoum, âgée de 44 ans et en dixième position sur la liste LFI dirigée par Florian Kobryn, se préparait à coller une affiche avec ses deux adolescents lorsque l'agression a eu lieu. L'agresseur lui a lancé une menace explicite : « Jamais de la vie tu afficheras ça ici, je te tranche la gorge », tout en brandissant un couteau. La candidate a réussi à filmer la scène, une vidéo qu'elle a ensuite partagée sur les réseaux sociaux.
Une agression sous le choc
Après les incidents, la protagoniste de cette affaire, Jamila Haddoum, a exprimé sa peur et son choc, même lors de son témoignage à l'AFP. Elle a déclaré : « Même si, trois semaines après, nous sommes encore sous le choc ». Les faits se sont déroulés le 6 mars, peu avant le premier tour des municipales. L’homme a été appréhendé deux jours après les incidents, il a alors été interpellé sur son lieu de travail et son domicile a été perquisitionné.
Le contexte de l'agression
L'avocat du prévenu, Me Nicolas Clausmann, a tenté de minimiser l'incident en déclarant que cela ne relèverait pas du domaine politique. Selon lui, l’homme, en proie à des problèmes personnels aggravés par le décès de son épouse, aurait pu exprimer la même hostilité à l'égard d'un membre d'un autre parti. Jamila Haddoum a reconnu que si son agresseur s’excusait sincèrement, elle serait prête à envisager le pardon.







