Un employé du collège de la Citadelle à Saint-Jean-Pied-de-Port a été condamné à neuf mois de prison avec sursis par le tribunal de Bayonne pour harcèlement sexuel sur une collègue. Cet homme, agent de maintenance, a envoyé des messages, des images et des vidéos à connotation sexuelle à sa victime, compromettant ainsi son intégrité au travail.
Devant le tribunal, l'homme de 48 ans a reconnu les faits. Les preuves accumulées lors de l'enquête des gendarmes étaient accablantes. Les actes reprochés se sont produits entre mai et octobre 2025, révélant un pattern inquiétant chez cet individu, domicilié à Ilharre. Selon un rapport du quotidien local Sud Ouest, il est apparu que l’employé avait utilisé une messagerie cryptée pour communiquer de manière inappropriée avec sa collègue.
Une addiction à la sexualité révélée
Lors de l'audience, il a admis avoir une « vie sexuelle intense » mais a aussi reconnu que l’imposition de ses désirs sur autrui était problématique. La présidente du tribunal, Mélanie Mistral, a souligné ce point lors des débats, rappelant que l'obsession de l'accusé avait eu un impact direct sur la vie professionnelle de sa collègue. Le comportement de Serge a également visé la mère de sa victime, illustrant un manque flagrant de respect des frontières personnelles.
Un comportement troublant face à la critique
Célibataire après un divorce en 2024, Serge a confessé des luttes contre l'alcool et d'autres substances. L'absence de contrôle de soi a conduit à des conflits avec des voisins, qui l'ont averti de cesser son comportement intrusif. Sa réponse agressive a clairement montré son incapacité à accepter de telles critiques, allant jusqu'à proférer des menaces. Le procureur de la République, Jean-Claude Belot, a requis quinze mois de prison avec sursis, tandis que l'avocat de la défense a plaidé pour la clarté de son client, qui avait reconnu ses fautes.
Finalement, le tribunal a tranché avec neuf mois de prison avec sursis et une amende de 300 euros, après quoi Serge a quitté le palais de justice discrètement, une image loin de celle d’une personne en quête de réhabilitation.







