Le restaurant Long Quan a rouvert ses portes le 20 mars à Toulouse, après une fermeture de plus d'un an pour des raisons de sécurité liées à un risque d'effondrement. Un moment de grande satisfaction pour François Vong et sa compagne Manon, les gérants de cet établissement emblématique.
Le bout du tunnel. Après une année de difficultés, le restaurant Long Quan est de nouveau accessible depuis le 20 mars 2026, à Toulouse, situé au 42 rue Peyrolières. François, propriétaire depuis 2017, ressent un mélange d'excitation et d'angoisse : "Les deux en même temps, parce qu'on a peur de ne pas être à la hauteur. Est-ce que nos clients vont apprécier ?" Ces interrogations montrent à quel point l'établissement tient à cœur aux gérants.
Les clients ont répondu présents
La réouverture a été accueillie avec chaleur : "Les clients ont été au rendez-vous. Leur soutien a été inestimable, ils étaient très contents de nous retrouver. Tout le monde attendait vraiment notre retour," explique François. L’établissement a bénéficié d'une nouvelle décoration tout en maintenant une cuisine chinoise fidèle aux traditions.
Une salle pleine qui regorge de bonheur : Manon, associée et compagne de François, retrouve également ses repères. "C'est un soulagement, et aussi une source d'espoir. C'est une bonne chose pour nos enfants. Nous avons souvent douté de notre capacité à conserver notre foyer et à assurer leur alimentation," confie-t-elle.
Pour les dix premiers clients, j'ai pleuré
Manon a vécu sa part d'émotions lors de la réouverture : "Pour les dix premiers clients, j'ai versé des larmes. J'étais profondément heureuse. Certains clients nous ont étreints, traduisant un lien humain puissant. Même si nous avons envisagé d'abandonner à plusieurs reprises, la vue de nos enfants nous a motivés à continuer de nous battre, pour eux," se souvient-elle.
Avant cette réouverture, le 7 février 2025, le restaurant avait dû fermer ses portes à cause d'une infiltration d'eau, présentée comme un risque d'effondrement. François et Manon ont dû faire preuve d'ingéniosité : pour faire face à des pertes atteignant 20 000 euros par mois, ils ont acheté un food truck. François considère cette expérience comme enrichissante : "Nous avons découvert une autre facette de notre métier pendant ces six à sept mois. Maintenant, je suis prêt à redémarrer la machine. Cette épreuve m’a donné des idées pour l’avenir, en incluant des ventes à emporter et des événements,” conclut-il.







