«Je ne crains personne, ce sont eux qui doivent avoir peur de moi.» Driss Oualane, surnommé « Tatoo », a pris la parole ce mardi devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence dans le cadre du procès pour le double homicide de Farid Tir et Mohamed Amine Bendjaghlouli, tous deux liés à la DZ Mafia. Malgré son statut d'informateur, il a fermement soutenu sa version des faits.
Un témoignage accablant
Tatoo, ancien trafiquant de drogue, a accusé Gabriel Ory d'avoir trahi et éliminé son ami Farid Tir, soutenu par Amine Oualane et Karim Harrat, deux figures notables de la DZ Mafia. L'avocate d'Amine Oualane, Me Inès Medioune, a vivement contesté ses dires, les qualifiant d'« on dit » sans fondement réel.
Tatoo prétend avoir contacté la police par vengeance, après la mort de son ami. Son témoignage révèle un monde souterrain complexe, où alliances et trahisons sont monnaie courante. Il indique qu'il a été en Espagne avec Farid Tir et Gabriel Ory avant le meurtre, évoquant un retour en France préalablement aux derniers événements tragiques.
Des tensions palpables
La tension était palpable lors de son audition. Tatoo a déclaré : « C'est mathématique, Gaby a fait le coup car il était là quand nous avons visité le lieu de stockage. » Cette phrase résume sa conviction claire sur la culpabilité de Gabriel Ory.
Driss Oualane a en outre camouflé ses références à des preuves tangibles sous des mots durs et des accusations directes envers les autres. « Gabriel était un clochard à l'époque, mais maintenant il se croit un grand homme », a-t-il déclaré. Il a finement décrit le rôle de chaque acteur impliqué, affirmant que les tensions entre les narcotrafiquants alimentent cette violence.
Une salle d'audience électrisante
Me Medioune a dénoncé le manque de preuves objectives produites par Tatoo et a demandé la validation des allégations. Les échanges brûlants entre eux ont ajouté au drame déjà présent dans ce procès. « Vous n’êtes pas ici pour divertir » a-t-elle répliqué à Tatoo, qui a répondu avec défiance.
Il a soutenu : « Je sais que je dis la vérité à 2000 %. Je n’ai jamais trahi ceux avec qui je faisais affaire ». Les tensions ont culminé alors qu'Amine Oualane, présent lors de l'audience, a qualifié Tatoo de « foufurieux », balayant ses accusations d'un revers de main.
Conclusion
Dans ce procès captivant qui secoue Marseille, la version de Driss Oualane met clairement en lumière les ramifications complexes du narcotrafic, les loyautés altérées et la quête de vengeance. Les jours à venir devraient apporter encore plus de révélations, alors que l'intrigue de la DZ Mafia continue d'évoluer sur le devant de la scène judiciaire.







