Le candidat à la présidentielle de 2027, Édouard Philippe, a affirmé mardi sa volonté de mettre en place une immigration de travail "choisie et contrôlée". Il a également évoqué la nécessité d'une normalisation des relations diplomatiques avec l'Algérie afin de faciliter l'expulsion des personnes en situation irrégulière. Dans un entretien accordé au Figaro, Édouard Philippe a détaillé ses propositions.
Pour lui, il est crucial d'assumer le besoin d'immigration, surtout avec un marché du travail en contraction. "Nous avons une population active qui se réduit", a-t-il déclaré, en soulignant les mesures mises en place par d'autres pays, notamment l'Italie, où 500 000 visas ont été délivrés par la présidente Giorgia Meloni.
Concernant le regroupement familial, il a suggéré qu'il serait nécessaire de redéfinir l'interprétation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui protège le droit à la vie privée et familiale. Selon lui, cela permettrait d'établir une réserve d'interprétation afin de mieux encadrer cette démarche.
Édouard Philippe a considéré la question des expulsions comme un "problème de puissance" pour la France. "Pour faire fonctionner ces instruments, nous devons renforcer notre position et faire marcher la relation de force", a-t-il précisé. Il a plaidé pour une normalisation des relations avec l'Algérie, que la France doit travailler pour surmonter les tensions qui empêchent les expulsions. "Il n'y a aucune raison de maintenir un état de droit désavantageux", a-t-il ajouté.
Les dernières études, comme celles d'Odoxa-Mascaret, montrent qu'Édouard Philippe est bien placé dans les sondages pour le second tour de l'élection. L'ancien Premier ministre apparaît en effet capable de rivaliser victorieux face à Jordan Bardella.







