Juliette Chesnel-Le Roux, candidate écologiste aux élections municipales à Nice, a récemment saisi le tribunal administratif, affirmant avoir découvert plusieurs irrégularités dans les feuilles de comptage et d’émargement. Son recours pourrait lui permettre d'ajouter un cinquième élu à son équipe au conseil municipal.
« Je ne cherche pas à annuler les élections », précise-t-elle avec fermeté. Bien qu'elle n'ait pas remporté l'hôtel de ville cette année, elle met en lumière des anomalies sérieuses observées dans plusieurs bureaux de vote . Juliette Chesnel-Le Roux explique : « Il nous manquait seulement 18 voix pour obtenir un cinquième élu au conseil municipal ».
Après une étude attentive des documents au bureau des élections, son équipe a constaté des « irrégularités dans les chiffres » au sein de plusieurs bureaux de vote. Ces anomalies l'ont conduit à contacter la préfecture des Alpes-Maritimes pour consulter les procès-verbaux.
Les feuilles d’émargement de près de trente bureaux montrent, d'après elle, « 74 irrégularités notables sur les signatures ». « Si une personne doit signer, il doit y avoir une ressemblance dans sa signature entre les deux tours, or on a constaté des différences évidentes », témoigne-t-elle.
Avec des preuves photographiques à l'appui, elle a fait parvenir ses trouvailles à son conseil avant de soumettre son recours. « Mon intention n’est pas de revoter pour élire le maire, mais simplement de vérifier l'exactitude des résultats dans certains bureaux », souligne-t-elle.
Si son recours obtient gain de cause, la liste Unis pour Nice estime qu'une certaine proportion de voix pourrait lui revenir « statistiquement probable ». Le tribunal administratif a trois mois pour statuer sur cette affaire.
En attendant, le nouveau maire Éric Ciotti peut concilier ses fonctions d'élu municipal et de député. Cette affaire pourrait ainsi influencer la dynamique politique à Nice et pourrait marquer un tournant suite à des élections particulièrement tumultueuses.







