Raphaël Arnault rompt enfin le silence. Un mois et demi après le décès tragique du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon, survenu le 12 février dernier, le co-fondateur de la Jeune Garde, accusé dans cette affaire, confie que s'exprimer immédiatement après cette tragédie aurait été "inapproprié" dans le contexte actuel.
Le député LFI du Vaucluse déclare, dans une interview accordée à Blast, avoir eu "une peur affreuse d'une explosion de violence dans le pays".
Il poursuit en évoquant un climat de tension exacerbée : "La violence médiatique s’est intensifiée. J'avais peur qu’elle se traduise dans la rue avec des personnes prêtes à laisser libre cours à leur agressivité", a commenté Arnault, qui a reconnu avoir pris du recul en raison des menaces de mort et de la tristesse qui l'entouraient.
"Je n'étais pas présent sur les lieux"
Le député a insisté sur le fait qu'il "n'était pas présent sur les lieux" lors de l'agression, survenue durant une conférence dirigée par l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences-Po Lyon. Il a affirmé qu'il était "ignorant des événements à venir", précisant : "Je me suis dit qu'il valait mieux laisser la justice suivre son cours".
"J'avais également une inquiétude que l'extrême droite exploite cette situation pour justifier des actes violents contre La France insoumise", a-t-il dénoncé, signalant des attaques contre plusieurs permanences insoumises.
Face à cette montée des tensions, il réitère que sa prise de parole à ce moment-là "n’aurait pas apaiser la situation". "C’était peut-être une erreur de ma part", se questionne-t-il, alors qu’il se prépare à revenir sur les bancs de l’Assemblée nationale.
Ce mardi, Mathilde Panot a affirmé que Raphaël Arnault "reviendra" bientôt au Palais Bourbon après une période de retrait.







