La séance du 1er avril a permis d’adopter un budget de 711 millions d’euros, avec 36 voix pour et 14 contre. Les oppositions, bien que divisées, n’ont pas exprimé une opposition véhémente face à la majorité. Thierry Cipierre, élu de Horizons, a souligné que "ce budget tient mais il est sous perfusion". Il a averti que les marges de manœuvre financières de la collectivité s’amenuisent. "Nous consommons aujourd'hui les ressources d'hier", a-t-il ajouté, appelant à une réflexion sur la viabilité du financement des projets comme la déviation de Beynac, qu’il juge "mal anticipée".
Dominique Bousquet (Divers droite) a également relevé la bonne volonté affichée pour l'agriculture, tout en insistant sur des fragilités persistantes dans le budget. "Les propositions d’ajustements ne répondent pas à des besoins significatifs", a-t-il déclaré.
«Il faut être gonflé»
Le président socialiste Germinal Peiro s'est montré perplexe face au vote des opposants. "Pourquoi voter contre alors que vous faites le même constat que nous ?" a-t-il insisté, appelant à une meilleure coopération. Jacques Auzou (PCF) a, pour sa part, exprimé son indignation, qualifiant l’attitude de l’opposition de déconnectée. "On vit dans un monde en tension, et en ce moment, faire des déclarations politiques, c’est gonflé !"
Pour ce qui est des soutiens à des projets sociaux et éducatifs, le budget puisera 4,2 millions d'euros pour la vie associative, répondant à plus de 1 000 demandes d'associations locales. Par ailleurs, des investissements dans le patrimoine bâti, notamment dans les infrastructures scolaires, sont également prévus, avec un montant global de 10 millions d'euros.
En résumé, le budget 2026 soulève des débats animés et des préoccupations quant à l’avenir financier de la Dordogne. La prochaine session plénière se tiendra le 4 mai, promettant d’autres échanges cruciaux sur cette thématique.







