Cette semaine, les routiers avaient intensifié la pression avec des opérations escargot dans plusieurs grandes villes, dont Paris, Bordeaux et Nantes. Aujourd'hui, ils annoncent la suspension de ces actions.
L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) a déclaré qu'elle mettait fin à ses opérations escargot à l'échelle nationale, précisant avoir reçu des promesses d'avancées concrètes de la part du gouvernement concernant les aides pour faire face à la hausse des prix des carburants, qui est en grande partie imputable à la situation géopolitique au Moyen-Orient.
Ces « avancées », bien que considérées comme incomplètes, sont jugées suffisamment significatives pour justifier une suspension temporaire des manifestations sur le territoire, comme l'a indiqué l'OTRE dans un communiqué diffusé mercredi soir.
Parmi les points obtenus, l'organisation évoque le renouvellement de l'aide mise à disposition, actuellement fixée à 50 millions d'euros pour le mois d'avril, après des déclarations de Maud Brégeon, ministre déléguée à l'Énergie. De plus, il est prévu le maintien d'une « aide forfaitaire par véhicule » et l'extension du soutien à l'ensemble des acteurs du transport routier, incluant les secteurs des marchandises, des voyageurs et des services sanitaires.
Menace de reprise
Malgré ces avancées, l'OTRE n'hésite pas à mettre en garde le gouvernement sur la possibilité d'un retour des actions de protestation si les engagements ne sont pas respectés. Selon l'organisation, les mobilisations depuis le 28 mars comprennent des opérations à travers tout le pays, y compris sur le périphérique parisien, ainsi que dans des villes comme Clermont-Ferrand, Lyon et Toulouse.
Un responsable local de l'OTRE a confirmé que l'action programmée à Rennes pour mercredi avait également été annulée, citant de « sérieuses avancées » dans les discussions, selon une information rapportée par l'AFP.







