Karine Guespin, âgée de 51 ans, a disparu dans la région de Castres-Gironde le 22 août 2025. Ce jour-là, elle a été vue pour la dernière fois dans l'après-midi. Sa voiture a été retrouvée abandonnée à Langoiran, à proximité immédiate des rives de la Garonne, verrouillée, avec son téléphone portable encore allumé à l’intérieur.
Une enquête pour "disparition inquiétante" a été ouverte dès les premières heures, confiée à la gendarmerie de Créon. Les chiens pisteurs ont suivi sa trace jusqu’aux abords du fleuve, mais celle-ci s'est arrêtée soudainement. Rapidement, la piste du suicide par noyade a été privilégiée par les enquêteurs.
Aucun scénario ne doit être écarté
Cependant, huit mois plus tard, cette hypothèse demeure contestée par son père, Jack Guespin. "Mon espoir de la retrouver est intact", a-t-il affirmé le 16 avril, en s'adressant à Sud Ouest. Il remet en question la rapidité avec laquelle la thèse du suicide a été adoptée, mettant en avant des zones d'ombre dans l'enquête. Son avocate, Me Sophie Benayoun, soutient que plusieurs pistes n'ont pas été explorées et qu'aucune, y compris la piste criminelle, ne peut être écartée à ce stade.
Jack décrit sa fille comme une femme éprouvée mais lucide. Karine avait tenté de mettre fin à ses jours à deux reprises en 2022 et au début d'août 2025. Après la dernière tentative, il l’avait hébergée chez lui, dans le Loiret, avant de la conduire à son domicile en Gironde le 18 août. Le jour précédent sa disparition, ils avaient eu une conversation rassurante. "Elle m'a dit : 'Ne t’inquiète pas papa, je ne te ferai plus jamais de mal'", a-t-il confié.
Un mystère persistant
Le jour de sa disparition, Karine a envoyé un dernier message à 13h23, indiquant qu’elle devait rencontrer une amie à Gradignan. Par la suite, elle ne s'est plus manifestée, laissant ses proches dans l’inquiétude. Grâce à une tablette, ils ont pu localiser son téléphone, découvrant ainsi le véhicule.
Cinq mois après, un détective privé engagé par la famille n’a trouvé ni élément probant pouvant incriminer qui que ce soit, ni explication à sa disparition. De plus, une association d'aide aux familles a réalisé des simulations de dérive dans la Garonne, sans succès.
Face à ces obstacles, Jack Guespin continue de se battre. Il multiplie les démarches et les rencontres avec des experts et des bénévoles, déterminé à relancer les recherches et à obtenir des réponses sur la mystérieuse disparition de sa fille.







