Philippe Janicot, mis en cause dans des affaires de viols, a été réélu maire de Boisseuil, Haute-Vienne, lors des élections municipales de mars. Le 8 avril dernier, il a également été désigné conseiller communautaire de Limoges métropole, comme en attestent les résultats publiés sur le site officiel de cette collectivité.
Son nom, bien que figurant en bas de liste, a suscité l’intérêt en raison de la gravité des accusations. Le 17 décembre dernier, il a été mis en examen suite à des plaintes déposées par quatre femmes, ce qui avait conduit à sa détention provisoire. Libéré sous contrôle judiciaire, il est désormais assigné à résidence, avec interdiction de revenir en Haute-Vienne, sauf pour participer à des conseils municipaux ou communautaires à Limoges.
« C’est la honte »
Réélu avec 51,6 % des voix lors des élections municipales, Janicot a néanmoins reconnu qu'il ne prendrait pas de délégation au sein de la métropole, s'engageant à ne pas demander d'indemnisation. Il a également sollicité la « haute bienveillance » des membres du conseil pour le respect de sa présomption d’innocence.
Cependant, sa présence soulève des questions éthiques parmi les élus. Ludovic Géraudie, maire du Palais-sur-Vienne, a exprimé son malaise face à cette situation : « C’est une question d’éthique. Notre territoire est nationalement et internationalement connu à cause de ses affaires, c’est la honte (…) Je ne suis pas à l’aise avec cette situation », a-t-il déclaré.
La situation de Philippe Janicot reflète des débats plus larges sur la pérennité du système politique face à des accusations graves, alors que d’autres voix s’élèvent pour questionner la légitimité de sa fonction en dépit des allégations pesant sur lui, comme le rapporte le Populaire du Centre.







