Le 10 mars dernier, un homme a été appréhendé à l'aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi alors qu'il tentait de quitter le pays avec 2 238 fourmis vivantes. Ce ressortissant chinois de 27 ans, soupçonné d'être impliqué dans un réseau de trafic d'insectes, a été condamné ce mercredi à un an de prison par la justice kenyane, en plus d'une amende d'un million de shillings (environ 7 746 dollars), rapporte Reuters.
L'individu a été interpellé alors qu'il se préparait à embarquer pour la Chine. Les douaniers avaient détecté plus de 2 000 fourmis dissimulées dans des tubes à essai et, par ailleurs, 300 autres cachées dans des rouleaux de papier toilette, comme l'a rapporté la BBC.
Une nécessité dissuasive
Le tribunal a révélé que parmi les fourmis saisies, 1 948 appartenaient à l'espèce Messor cephalotes, particulièrement convoitée par certains amateurs. Selon la magistrate Irene Gichobi, il est crucial de renforcer les mesures pour prévenir ce type de trafic, en raison de son impact environnemental néfaste.
Le condamné a exprimé son intention de faire appel. Par ailleurs, un Kényan, suspecté d'avoir approvisionné le suspect en fourmis, a été également appréhendé et libéré sous caution en attendant son procès.
Un marché lucratif
Le trafic de ces fourmis, connues pour leur taille impressionnante, s’intensifie depuis plusieurs années au Kenya. Les Messor cephalotes figurent parmi les insectes prisés par des collectionneurs en Europe et en Asie, où ils sont souvent gardés comme animaux de jardin. Leur prix peut atteindre des sommes astronomiques, allant de quelques dizaines à plus d'une centaine d'euros chez certains trafiquants, selon un rapport de Le Parisien.
En mai 2025, un groupe composé de deux Belges, un Vietnamien et un Kényan avait été condamné à une amende de 7 700 dollars pour avoir tenté d’exporter des milliers de fourmis reines vivantes, une décision qualifiée d'« historique » par le Kenya Wildlife Service (KWS).







