Malgré des discussions prometteuses à Washington, les hostilités entre Israël et le Hezbollah se poursuivent sans relâche. Mercredi 15 avril, l'État hébreu a affirmé avoir ciblé plus de 200 positions de la milice chiite, un chiffre alarmant qui témoigne de l'intensité des combats.
Les frappes israéliennes se multiplient au Liban. Ces dernières 24 heures, des opérations menées par drones ont permis d'endommager des infrastructures clés, notamment dans la banlieue de Beyrouth. La région côtière du Sud-Liban, proche de Tyr, subit également des destructions massives.
L'armée israélienne intensifie son offensive au sol, maintenant une pression constante durant ce conflit qui dure depuis 44 jours. À Yiftah, un village israélien en première ligne, la vie est devenue insupportable. Les écoles ont fermé, et les habitants se retrouvent souvent seuls, confrontés à la peur des bombardements. Liat Angel, mère de quatre enfants, partage ce constat : "Je suis épuisée. On vit avec la peur des explosions en permanence. C'est comme si on était sur le champ de bataille".
"On ne veut pas la guerre"
Ce sentiment de peur est palpable dans la région. Récemment, 50 projectiles ont été interceptés dans le ciel du nord d'Israël. Israël Bitton, vigneron de la région, continue de résister. Bien qu'il ait subi des attaques par le passé, il refuse de quitter sa terre : "On ne veut pas la guerre, on veut juste vivre ici, chez nous, dans le calme et en sécurité". Les habitants espèrent ardemment que les pourparlers entre Israël et le Liban aboutissent à un cessez-le-feu, espérant enfin retrouver une vie normale.







