Cette semaine, deux boucs ont été retrouvés abandonnés dans les Pyrénées-Orientales, suscitant une vive colère au sein de la communauté animale. Le premier a été agressé en pleine rue à Perpignan par de jeunes mineurs, tandis que le second a été découvert errant dans un quartier du Soler. Ces animaux ont été accueillis par l’association Torreilles Ânes et Compagnie 66.
Les deux caprins, désormais en sécurité à Toreilles, rejoignent plus de 700 autres animaux abandonnés. Le premier bouc, victime d’une agression à la suite d'une négligence manifeste, a été attaqué dans le quartier du Polygone Nord, confirmant la vigilance accrue des autorités, qui ont identifié trois jeunes mineurs grâce aux caméras de vidéosurveillance. Aucune interpellation n’a encore été effectuée.
Un refuge en colère: Le deuxième bouc a été découvert dans un lotissement du Soler. Après un passage par un refuge à Céret, il a été ramené à Toreilles où il a été réuni avec son compagnon. Jean-Noël Saniol, le président de l’association, a exprimé son indignation face à la cruauté de ces actes : "Tous les bénévoles sont outrés, on est plus dans la négligence que dans la barbarie. Cela ne serait jamais arrivé s'il n'avait pas été abandonné en pleine rue".
Saniol a également souligné la condition tragique dans laquelle se trouvait le premier bouc, couvert de blessures. "Je me suis rendue compte qu'il n'avait que la peau sur les os" a déclaré Sarah, une bénévole, en relatant sa tentative de lui administrer des soins. Avec l'appui de l'association, une plainte sera déposée contre les propriétaires de ces animaux maltraités.
L'enquête a été confiée au service local de la police judiciaire (SLPJ) de Perpignan, alors que l'indignation grandit face à cette maltraitance. La situation met en lumière la nécessité d'une plus grande protection des animaux et d'une vigilance accrue de la part des citoyens.







