À Nice, le nouveau maire Éric Ciotti mène une véritable opération de désengagement économique, symbolisant une rupture marquée avec la gestion de son prédécesseur, Christian Estrosi. Son ambition ? Réaliser 60 millions d'euros d'économies chaque année en remaniant les finances municipales.
Les premières mesures annoncées incluent la suppression de la sécurité personnelle du maire, l'arrêt du magazine municipal et la fin des places de stationnement gratuites pour les élus. Cependant, l'un des changements les plus notables concerne la réduction des subventions versées pour certains événements sportifs majeurs que la ville accueille.
Parmi les événements touchés, on retrouve l'Ironman, l'UTMB Ultra-Trail et l'Internationale de pétanque. « J'ai annoncé la fin du financement public pour des structures privées », a insisté le maire lors d'un entretien avec RTL. Il a également mentionné que les organisateurs des deux premiers événements ont assuré qu'ils poursuivraient malgré tout, permettant ainsi à la ville d'économiser 2,2 millions d'euros de fonds publics.
Un retour divisant parmi les habitants
Cette décision du nouveau maire suscite des réactions variées parmi les Niçois. Un habitant s'est exprimé en affirmant que les économies sont nécessaires mais que le soutien aux événements sportifs devrait être maintenu. Un autre a loué cette initiative comme une opportunité de récupérer des fonds pour la ville. En revanche, certains s'inquiètent de l'impact de ces coupes : « Il faut savoir si ce choix s'inscrit dans une stratégie globale ou si cela introduit de nouvelles dépenses ailleurs ».
Les dynamiques politiques de cette nouvelle administration, tout en étant centrées sur l'économie, engagent un débat plus large sur la place des événements sportifs dans la ville. Des experts suggèrent que l'avenir des finances locales pourrait reposer sur un équilibre entre rigueur budgétaire et investissement communautaire, afin d'assurer une croissance durable pour Nice.







