Le ministère américain de la Justice a récemment révélé une série de mesures destinées à faciliter l'application de la peine de mort au niveau fédéral. Parmi ces nouvelles directives, l’expansion des méthodes d’exécution, avec l’introduction de pratiques comme le peloton d'exécution, l'électrocution et l'inhalation de gaz mortel, en plus de l'injection létale, actuellement la méthode la plus couramment utilisée.
Ces annonces interviennent alors que Donald Trump, prévu de reprendre ses fonctions le 20 janvier 2025, s'engage à imposer systématiquement la peine de mort pour les crimes les plus graves, notamment les meurtres de policiers et les infractions commises par des étrangers sans papiers. Ce retour au fédéralisme en matière d’exécution fait suite à une interruption de 17 années sans exécutions fédérales, avec 13 condamnations exécutées entre juillet 2020 et janvier 2021, peu avant l'arrivée de Joe Biden à la présidence.
Le ministre par intérim de la Justice, Todd Blanche, a déclaré que sous la direction de Trump, le ministère de la Justice veut « reprendre son devoir solennel » en matière de peine capitale, soulignant ainsi un contraste avec l’administration Biden, qui avait imposé un moratoire sur les exécutions. Le rapport indiqué par le ministère a également attiré l’attention sur le précédent idéal de l'ancien président, donnant une place de choix à la justice pour les victimes.
Il convient de noter qu’en décembre 2024, le président Biden avait commué les peines de 37 des 40 condamnés à mort de l'échelon fédéral, une décision qui reflétait les craintes des défenseurs des droits humains concernant un éventuel retour des exécutions massives. Parmi les condamnés écartés de cette mesure de clémence figuraient des personnalités controversées, tels que Djokhar Tsarnaev, impliqué dans l’attentat du marathon de Boston, Dylann Roof, responsable de la tuerie dans une église, et Robert Bowers, auteur de l’attaque de Pittsburgh.
La mise en œuvre de ces nouvelles méthodes d'exécution pourrait relancer un débat intense sur la peine de mort aux États-Unis, un système déjà critiqué par de nombreux experts en droits humains. Selon un rapport de Amnesty International, seulement une poignée d'États appliquent encore ces méthodes, soulignant une tendance vers l'abolition dans certains endroits, alors même que d'autres reviennent à des pratiques plus rigoristes.







