Lors d'une intervention sur BFM le 19 avril, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a déclaré qu'aucune "hausse indue" des marges sur le carburant n'avait été "observée" depuis le début du conflit.
Cependant, un rapport commandé par le Premier ministre aux services de Bercy et consulté par BFMTV le 24 avril révèle que les marges brutes des distributeurs de carburants en France sont effectivement plus élevées qu'avant le début de la guerre au Moyen-Orient. Ces informations vont à l'encontre des affirmations gouvernementales précédentes, comme l'a également souligné Franceinfo.
En interne, Sébastien Lecornu a exprimé son irritation face à la lenteur des baisses de prix, soulignant que la situation actuelle était inacceptable. Lors d'une réunion à Bercy, le Premier ministre a insisté :
"Il est essentiel que lorsque le prix global baisse, cette baisse se répercute également à la pompe avec la même rapidité. Si nous le répétons depuis trois semaines, c'est probablement parce que notre vision diverge de celle des distributeurs."
Des marges atteignant 40 centimes par litre
Il s'est également montré sceptique face à la stratégie des distributeurs qui suggèrent la suspension des Certificats d'économies d'énergie pour faire baisser les prix, une proposition qui trouve écho chez certains responsables politiques, dont Jordan Bardella.
Avant le début du conflit, les marges brutes des distributeurs étaient en moyenne de 30 centimes par litre, mais des variations notables existent. Les petites stations indépendantes affichent des marges de 35 centimes, tandis que celles de la grande distribution se situent à environ 25 centimes.
Depuis le début du conflit, le gazole a subi la plus forte augmentation, atteignant des marges allant jusqu'à 40 centimes par litre. Bien qu'il y ait eu une légère baisse des marges en avril, celles-ci demeurent supérieures à celles d'avant la guerre, oscillant autour de 34 centimes par litre, avec certaines chaînes de distribution enregistrant une hausse de plus de 30% de leurs marges habituelles.







